Volume 1
Voyage de découvertes aux terres australes, exécuté par ordre de Sa Majesté l'empereur et roi, sur les corvettes le Géographe, le Naturaliste, et la goëlette le Casuarina, pendant les années 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804 .... [Historique.] publié par dećret impérial, sous le ministère de M. de Champagny et Rédigé ... par M. F. Péron [et continué par M. Louis Freycinet]. [-Atlas par MM. Lesueur et Petit.] / [François Péron].
- François Péron
- Date:
- 1807-1816
Licence: Public Domain Mark
Credit: Voyage de découvertes aux terres australes, exécuté par ordre de Sa Majesté l'empereur et roi, sur les corvettes le Géographe, le Naturaliste, et la goëlette le Casuarina, pendant les années 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804 .... [Historique.] publié par dećret impérial, sous le ministère de M. de Champagny et Rédigé ... par M. F. Péron [et continué par M. Louis Freycinet]. [-Atlas par MM. Lesueur et Petit.] / [François Péron]. Source: Wellcome Collection.
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![CHAPITRE II. Traversée du Havre aux îles Canaries : séjour a Ténériffe. [Du 19 Octobre au 13 Novembre 1800.] Le 19 octobre au matin, les vents et la marée nous étant favo¬ rables , l’ordre de départ fut donné pour les deux vaisseaux ; la frégate Américaine le Portsmoutli, reportant aux États-Unis les am¬ bassadeurs qui venoient de conclure la paix, sortoit avec nous. A neuf heures, nous passions devant la tour de François I.er; une musique nombreuse en occupoit le sommet, et faisoit entendre le chant du départ : un peuple immense, accouru de tous les environs, couvroit le rivage; du geste et de la voix, chacun des spectateurs nous adressoit ses derniers adieux et ses vœux; tous, à l’envi, sembloient nous dire : « Ah ! puissiez-vous, moins malheureux que » Marion, Surville, Saint-Allouarn, La Pérouse et » Dentrecasteaux, être rendus un jour à votre patrie, à la :» reconnoissance de vos concitoyens ! » A dix heures, nous étions hors des jetées; nous embarquâmes nos poudres, et forçant de voiles vers la frégate Angloise la Prosélite, qui croisoit devant le port, nous donnâmes communication de nos sauf-conduits à l’officier qui la commandoit, et poursuivîmes notre route. Le 25, la diminution des brumes que nous avions continuel¬ lement éprouvées dans la Manche, et l’ascension du thermomètre, nous indiquoient assez que nous marchions vers des climats plus chauds ; la température s’étoit progressivement élevée de 8 à 120 ; nous étions alors dans le golfe de Gascogne, presque sous le pa¬ rallèle de Bordeaux. Le 27 à midi, nous nous estimions par la latitude du cap Finis¬ tère, qui forme, comme on sait, la pointe la plus occidentale de l’Espagne et de l’Europe continentale.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30456411_0001_0038.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)