Volume 1
Voyage de découvertes aux terres australes, exécuté par ordre de Sa Majesté l'empereur et roi, sur les corvettes le Géographe, le Naturaliste, et la goëlette le Casuarina, pendant les années 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804 .... [Historique.] publié par dećret impérial, sous le ministère de M. de Champagny et Rédigé ... par M. F. Péron [et continué par M. Louis Freycinet]. [-Atlas par MM. Lesueur et Petit.] / [François Péron].
- François Péron
- Date:
- 1807-1816
Licence: Public Domain Mark
Credit: Voyage de découvertes aux terres australes, exécuté par ordre de Sa Majesté l'empereur et roi, sur les corvettes le Géographe, le Naturaliste, et la goëlette le Casuarina, pendant les années 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804 .... [Historique.] publié par dećret impérial, sous le ministère de M. de Champagny et Rédigé ... par M. F. Péron [et continué par M. Louis Freycinet]. [-Atlas par MM. Lesueur et Petit.] / [François Péron]. Source: Wellcome Collection.
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![CHAPITRE III. Traversée des Canaries à l’Ile-de-France. [Du 13 Novembre 1800 au 15 Mars 1801.] Le 13 novembre au soir, après avoir embarqué les provisions que nous étions venus chercher aux Canaries, nous appareillâmes pour continuer notre route. A quatre heures, nous passâmes devant la petite ville de Candélaria, fameuse par les miracles de la vierge de ce nom. Toute cette partie de i’île de TénérifFe présente un aspect aussi sauvage, aussi profondément stérile que la côte d’Anaga. Dans la soirée, nous découvrîmes les îles de Gomère et de Palma, que nous laissâmes dans l’Ouest, et que nous dépassâmes dans la nuit. Le 1 5 , nous étions déjà sous le tropique du Cancer; le 1 8, nous nous estimions par le parallèle des îles du Cap-Vert : de ce dernier point jusqu’à la hauteur de la Gambie, les vents nous furent assez favorables, et nous fîmes bonne route; mais à cette époque nous éprouvâmes des calmes opiniâtres, qui ne nous permirent pas de couper l’équateur avant le 12 décembre, et par 24° 6' seulement de longitude Occidentale, malgré les tentatives de notre Comman¬ dant pour passer la ligne par 1 o ou 120 : toutes ses manœuvres à cet égard se trouvèrent constamment déjouées par les calmes, les courans et les vents. Il est digne de remarque, sans doute, que l’Amiral D entre caste aux ayant voulu, neuf ans auparavant, suivre une route semblable pour couper l’équateur par 16 ou 180, éprouva les mêmes obstacles, et fut entraîné comme nous par les courans et les orages, jusque sous le 26.c degré de longitude Occidentale. Le 30 décembre, nous passâmes, pour la première fois, sous](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30456411_0001_0051.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)