Volume 1
Voyage de découvertes aux terres australes, exécuté par ordre de Sa Majesté l'empereur et roi, sur les corvettes le Géographe, le Naturaliste, et la goëlette le Casuarina, pendant les années 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804 .... [Historique.] publié par dećret impérial, sous le ministère de M. de Champagny et Rédigé ... par M. F. Péron [et continué par M. Louis Freycinet]. [-Atlas par MM. Lesueur et Petit.] / [François Péron].
- François Péron
- Date:
- 1807-1816
Licence: Public Domain Mark
Credit: Voyage de découvertes aux terres australes, exécuté par ordre de Sa Majesté l'empereur et roi, sur les corvettes le Géographe, le Naturaliste, et la goëlette le Casuarina, pendant les années 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804 .... [Historique.] publié par dećret impérial, sous le ministère de M. de Champagny et Rédigé ... par M. F. Péron [et continué par M. Louis Freycinet]. [-Atlas par MM. Lesueur et Petit.] / [François Péron]. Source: Wellcome Collection.
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![à la faveur de sa transparence, une multitude de petites glandes alongées, étroites, dun millimètre [6 points] de longueur environ, et qui jouissent également au plus haut degré de la vertu phos- phorique. La couleur de ces singuliers Zoophytes, lorsqu’ils sont en repos ou qu’ils viennent de mourir, est d’un jaune opalin, mêlé de vert assez désagréable : mais dans les mouvemens de contraction spon¬ tanés qu’ils exercent, dans ceux que l’observateur peut déterminer à son gré par la plus légère irritation, l’animal s’embrase, si l’on peut ainsi parler; il devient presque instantanément d’un rouge de fer fondu, d’un éclat extrêmement vif; mais de même que ce métal, à mesure qu’il se refroidit, affecte diverses nuances de coloration, de même aussi notre animal, à mesure qu’il perd sa phospho¬ rescence, passe successivement par une foule de teintes extrême¬ ment agréables, légères et variées; telles sont le rouge, l’aurore, l’orangé, le verdâtre et le bleu d’azur : cette dernière nuance sur-tout est aussi vive quelle est pure. C’est dans cet état que M. Lesueur a cru devoir le peindre, non pas seulement parce que cette teinte est, de toutes celles qu’il présente, la plus gracieuse et la plus propre à donner, de cette charmante espèce, l’idée yéelle qu’on doit en avoir, mais encore parce quelle est, pour ainsi dire, intermédiaire entre le rouge de fer fondu qu’il affecte dans son état de phosphorescence extrême, et le jaune opalin qu’on observe dans son état d’affaissement ou de repos absolu. A l’égard de cette phosphorescence elle-même, quelle qu’en puisse être la nature, quels que puissent être les moyens propres à la développer, à l’entretenir, toujours est-il quelle se présente, dans cette espèce, avec tous les caractères d’une fonction régulière et naturelle. En effet, si l’on abandonne dans un vase rempli d’eau de nier un ou plusieurs individus de ce genre, on les voit, à des intervalles isochrones, éprouver un léger mouvement alternatif de contraction et de dilatation analogues à ceux de l’inspiration et de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30456411_0001_0516.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)