Le système nerveux central, structure et fonctions, histoire critique des théories et des doctrines / par Jules Soury.
- Jules Soury
- Date:
- 1899
Licence: Public Domain Mark
Credit: Le système nerveux central, structure et fonctions, histoire critique des théories et des doctrines / par Jules Soury. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![sont noml)reiises, ajoiite-t-il, les calamités c(iii atteignent les humains! » On rapportait en effet que de naissance Gambyse avait été affecté de la grande maladie, que quelques-uns nomment la maladie sacrée (y.al yip T'.va Xé^exx'. iyva 6 Kx;j.6jsr,; Tr;v fp-^v cjvsp.aÇojJt Ttvs;). Il n’était ])oint invraisemblable, remarque Hérodote avec sa pénétration ha- bituelle, que le corps souffrant d’un si grand mal, l’esprit ne fût pas resté sain (xîu <j(ô;j.axo; voDuxv ij.ïy^Xv;v vsxîovxcç [j.r^oè xi; çpÉva; (i). Le roi de Sparte Clkomève était un autre aliéné, « plutôt fou que sensé » (où cpp£v(pYi; àxpo;/.xar|Ç xe). Rappelé à Sparte par les Lacédémoniens ([ui lui avaient rendu le pouvoir, une sorte de délire furieux envahit bientôt Cléomène, qui était un ancien aliéné (uTtéXxêî aaviT) voudo;, ’éovxx xxi Ttpo'xepov ÛTrojxapyoxspov). Ainsi, il frappait de son sceptre au visage tout Spartiate qu’il rencontrait. Lor.sque ses proches le virent se comporter de la sorte, et qu’il fut constant qu’il était tout à fait fou (7tapxcppovY|(7xvxx), il l’attachèrent et lui mirent des entraves de bois (’éSTjoav oî. Ttpoff /jxovxsç àv ^uXoi). Cléomène, ainsi attaché, remarqua un jour qu’un seul gardien avait été laissé, les autres étant partis; il demanda à cet homme son coutelas (aa/£tpx) Le gardien d’abord refusa ; mais il lui fit de telles menaces pour le temps où il serait délivré que l’homme, épouvanté (c’était un Ililote), lui tendit le couteau. Cléomène saisit ce fer et il commença par les jambes à se mutiler lui-même, en se coupant les chairs dans toute leur longueur ; des jambes, il pa.ssa aux cuisses et des cuisses aux aines et aux lombes, parvenu au ventre il se coupa par morceaux les entrailles (xxxayop- oeùwv). Cette mort affreuse, témoignant d’une analgésie profonde, et dont on connaît tant d’exemples chez les déments paralytiques entre autres, les Grecs l’attribuèrent à plusieurs causes surnaturelles, à des sacrilèges, etc. « Mais les Spartiates eux-mêmes rapportent que nulle divinité n’égara sa raison, mais qu’en fréquentant les Scythes il devint ivrogne et (pie son délire fut l’efl’et de ces habitudes (àxpy)xo7tox-(iv yëvscrOxt xxi tx xoùxou pav-7,vxt). » Des Scy thes, en effet, après l’invasion de Darius, étalent venus à Sparte pour conclure une alliance; tandis qu’ils tenteraient d’entrer en Mc-die, les Spartiates, partis d’Éphèse, devaient aller à leur rencontre et marcher avec eux contre la Perse. C’est durant le séjour de ces nomades à Sparte cjue Cléomène aurait appris à boire du vin non mélangé (xy,v àxprixo-xoat'vjv); voilà, au dire des Lacédémoniens, ce qui avait fait perdre au roi la raison (|zxvŸ,vx!'). Cléomène était devenu alcoolique. IIÉuouoTE a recueilli le dicton que répétaient les gens de Lacédé- mone quand ils voulaient boire du vin pur: « boire comme des Scythes. » Outre ([UC ce dicton doit être plus ancien chez les (ùrecs que la mort de (déomène, il ])araît bien plutôt avoir donné naissance à la légende, comme il arrive, ([u’efre né d’un événement historique, encore que Cléomène ait bien pu être alcoolique. jMais c’est le cas de se rappeler, avec le mot de LAsÈ(j;tJE, la mention expresse faite, à jilusieurs reprises, de la fai- blesse ou plutôt du dérangement d’esprit, de la véritable aliénation mentale, de Cléo.mène, datant de sa jeunesse. Aussi Hérodote ne (l) llÉKOD. , lit, 33](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24862174_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)