Le système nerveux central, structure et fonctions, histoire critique des théories et des doctrines / par Jules Soury.
- Jules Soury
- Date:
- 1899
Licence: Public Domain Mark
Credit: Le système nerveux central, structure et fonctions, histoire critique des théories et des doctrines / par Jules Soury. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![Ü.MTÉ DE EinSTAXCE DEE PLANTES ET DES AMMAEX le monde, les ■nipoi, sont sans doute indispensables à la perception des sensations et à la pensée; elles s’évanouissent prescpie dans le sommeil, oii la fonction du cerveau, la pensée, diminue dans la mesure oii la respi- ration se ralentit, selon les philosophes poiii- qui le feu ou l'aii' est le ])iin- ('ipe de la sensation et de la pensée, c’est-à-dire de l’intelligence. Mais, quelle que soit la nature de celle-ci, eau, air, feu, atomes, exhalaison du sang, le cerveau ou Xccœur, selon le siège central des fonctions psychiques, demeure d’ordinaire l’organe des sensations, des perceptions et des images ou idées, quand celles-ci sont localisées dans (pielque viscère. Selon Cliuème, ce n’étaient pas les oreilles qui percevaient elles-mêmes: elles servaient simplement à transmettre les sons à l’intelligence : oà Tiç ày.ci; airrâ; [j.àv lùcàv /.ptvs'.v, si; oà -:5V 'iyyib.y.rÂ\xr.v.'t (i). Aiusïotk a remar{|ué que tous les éléments de la nature (-âvta -:à s-îc/sïa), excepté, dit-il, la terre, avaient été choisis et proposés pour le primdpe de l’àine; encore la terre a-t-elle été prise aussi poui' ce principe |)ar ceux qui, ainsi qu’EMPÉDOCLE, l’ont considérée comme formée de tous les éléments, ou ont dit fpi’« elle les était tous »(2). lliPPON, que Brandis range paiani les physiologues ioniens, tenant l’eau (jowp), ou peut-être le principe humide [zh Oypov), pour le principe des choses, disait que rânie était de l’eau, comme Anaximène qu’elle était de l’air, IlÉRACLiTE du feu. En tout cas, c’était l’adoption de ce ])rincipe cos- micpie (pii avait déterminé la nature élémentaire attribuée à l’âme par IliPi'ON. Car c’est dans la matière première des choses que, selon les physiologues de l’Ionie, le mouvement, la vie, Eâme et la pensée doivent avoir et ont en elïct leur cause. De l’eau IIippon avait fait naître le feu ; le monde serait résulté de la prédominance du feu sur l’eau. Aristote ne comprenait déjà plus très nettement ces antiques philoso[)hèmes. Ils semblent, dit le Stagiiute en jiarlant assez méchamment des philosophes qui avaient adopté le primdpe des choses de Tiialès, c’est-à-dire l’eau (3), avoir tiré leur explication de la semence (pii, chez tous les êtres, est liu- (i) Théophraste, De sensu, 38. D'après Théophraste, Ci.idème avait déjà soutenu l’unité do substance des deux règnes organiques : « Los plantes étaient, selon lui, constituées des mêmes parti- cules matérielles (pie les animaux, mais seulement de nature moins pure (plus bourbeuse) et plus froide; voilà pour([uoi elles dillèront autant des animaux. » K^^Eiorjao; o; (jyvscjTava'. piv h. -Gv ajTtôy toi; 01(1) oi OoXc^coiTEptoy xai 'ij/poTÉptiiy, TOcjoStov toS Çiüa ciyac. Le seul substantif exprimé ampiel se rapporteraient les adjectifs de cette proposition relatifs aux parties élémentaires communes aux jilantes et aux animaux, est le pluriel a“c'ppa-a, « germes », par lequel Anaxacore, dont il est question dans ce texte do Théophraste, doit avoir désigné les Itoinœoinéries. Ilist. plnntarum, 111, i, 4- (a) Aristote, De au., I, ii. aÙTriy [']'U-/rJyj è/. -xvzmv sivai Tiüy atot/sifoy, r] -ay-a. (3) Aristote, De an., 1, ii, i8. Tiüy oÈ sopTizioTEpcoy -/.xi Gooip xiyÈ; ctixî'prjyayxo [xïjy (]/uyf,v], ■/.xOxr.sp 'T--(oy.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24862174_0031.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)