Contribution a l'étude du rouge rétinien / par H. Beauregard.
- Henri Beauregard
- Date:
- 1879
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Credit: Contribution a l'étude du rouge rétinien / par H. Beauregard. Source: Wellcome Collection.
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![nets dans toute cette partie de la rétine, que Ton pourrait par là comparer à ]a tache jaune de la rétine des mammifères. Quant à la coloration rouge de cette région, elle reconnaît deux causes distinctes : d’une part, les cônes à globules rouges sont en très grand nombre, et l’emportent de beaucoup sur les cônes à globule jaune (planche IX, fig. 1) ; d’autre part, le corps des cônes à globule rouge présente une coloration rouge très manifeste : aussi les coupes de cette portion de la rétine appa- raissent-elles à un faible grossissement comme un ruban rouge (région des corps des cônes) bordé en dehors d’une ligne rouge-grenat (région des globules colorés). Cette coloration du corps des cônes rappelle donc sur les coupes la couleur de la couche des bâtonnets dans la rétine des grenouilles. Mais, chez les pigeons dont il s’agit ici, la colo- ration du corps des cônes est d’une nature bien différente. Ce n’est point une teinte homogène et amorphe de tout le corps de l’élément, mais une sorte de sablé rouge, formé de petites granulations de volume variable, et par suite tout à fait compa- rable à un pigment figuré. Déjà Müller (1), Schultze (2) et Dobrowolsky (3) ont signalé Une coloration diffuse du corps des cônes à boule rouge. Müller et Hannover (4) après lui font attribuée à un phénomène d’imbi- bition, et, ajoute ce dernier, c’est toujours le corps qui se colore et non la pointe. J’indiquerai plus tard la raison qui me fait rejeter cette manière de voir; je ferai seulement remarquer ici que, s’il y a imbibition, on peut se demander pourquoi la pointe du cône n’est jamais colorée, et quelle est la raison de cette localisation dans le corps de l’élément. J’ajouterai, d’autre part, qu’il n’y a point là non plus un accident de préparation (les globules rouges de ces cônes colorés n’étant nullement altérés dans leur forme), et qu’enfin cette coloration du corps des cônes est constante dans la région rouge de la rétine des pigeons blancs. (1) H. Muller. Zeitzsch. f. wiss. zool. 1857, 8, p. 39. (2) M. Schultze. Arch. fur. mikr. Ànai. 186G, 2 p. 203. (3) Dobrowolsky. Arch. fur Anat. und. Phys. 1871. (4) Hannovèr. La rétine de l'homme et des vertébrés. Paris, 1876.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22449346_0009.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)