Traité élémentaire de minéralogie et de géologie / [A. Baudrimont].
- Alexandre Baudrimont
- Date:
- [1840]
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Credit: Traité élémentaire de minéralogie et de géologie / [A. Baudrimont]. Source: Wellcome Collection.
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![CIILOllE. N’existe dans la nature qu’à l’dtat de combinaison. Acide chloruydrique. Acide hydrochlorique, acide muriatique. Gazeux, incolore, d’odeur sulFocante; dissous dans l’eau, il lui communique la propriété de rougir le papier de tournesol et de faire naître, dans le nitrate d’argent, un pre'cipité blanc de chlorure d’argent, noircissant à la lumière, insoluble dans l’acide nitrique et soluble dans l’ammoniaque. L’acide chlorhydrique existe dans l’atmosphère et dans l’eau qui environnent les volcans en activité. Les genres brome , iode , fluor, ne renferment pas d’espèces con- nues. (Voy. Bromures, lodures et Fluorures.) CARBOAE. Le carbone 5 à la tempe'rature rouge, brûle dans un cou- rant d’oxigène et donne naissance à de l’acide carbonique qui fait aussi partie du genre. Diamant. G. Corps simple des chimistes. Transparent, limpide, le plus dur de tous les corps (voy. Dureté)] pesant spe'cifîquement 3,5 ; cristallise dans le système cubique ; mais les formes qu’il affecte le plus ordinairement sont l’octaèdre et le dode'caèdre termine's par des faces courbes et différemment modifiées (pl. 8, fîg. 5 et 6), qui se clivent facilement dans la direction des faces d’un octaèdre re'- gulier. Le diamant se trouve parmi des poudingues forme's de cailloux siliceux réunis par une pâte argileuse et ferrugineuse; dans des ter- rains de transport, reposant sur des roches d’âges différens , tels que le granit, l’amphibole , le calcaire, etc., dont l’époque de formation n’est pas encore bien déterminée. Il est accompagné de quarz, d’oxides de fer magnétique et oligiste, de fer titané,d’or, de gruns- tein , de bois pétrifié , etc. C’est dans les Indes que l’on a d’abord rencontré le diamant; de- puis ce tèmps on en exploite au Brésil, et on l’a trouvé récemment en Sibérie. Dans ces deux pays, le diamant est accompagné de pla- tine en grain. Ce n’est qu’en 1676 que l’on parvint à tailler le diamant. Cette découverte est due à L. Berguem, qui usa ce corps avec sa propre poussière que l’on nomme égrisée, et ce fut Charles-le-Téméraire , duc de Bourgogne , qui porta le jiremier diamant taillé ; avant cette époque, 011 ne portait que des diamans naturels , dits à points ndires. Le diamant peut affecter différentes couleurs, mais elles sont géné- ralement pâles, ce qui fait qu’on les recherche peu. La taille qu’il reçoit varie suivant son épaisseur : les hrillans sont plats vers le centre de la partie que l’on met en évidence , et taillés en pyramide vers la partie opposée , ce sont les plus estimés (PL 8, fîg. 7) ; les roses sont plates d’un côté, et hémisphériques de l’autre , qui est couvert](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29298544_0076.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)