Mémoire sur l'action physiologique et thérapeutique des ferrugineux / par T.-A. Quevenne.
- Quevenne, Théodore Auguste, 1805-1855.
- Date:
- 1854
Licence: Public Domain Mark
Credit: Mémoire sur l'action physiologique et thérapeutique des ferrugineux / par T.-A. Quevenne. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
158/353 page 162
![Les subsUinces réparaIricGs, les véritables nialièrcs nu- tritives on plastiques seraient, d'apiès l'auteur, otïcrles à l'assimilation dans les capillaires par le sérum du sang, et se transformeraient ainsi en albumine, en fibrine dans la prolbndeur des tissus (1). Dans ce que nous venons d'exposer, M. Liebig prend le globule de sang tout formé au milieu de l'économie et en explique les fonctions; quant à la génération de ces cor- ])uscules, il n'en est nullement parlé dans les ouvrages que nous avons cités ; c'est une question que l'auteur n'a pas jugé convenable de traiter. Malgré tout ce que cette opinion de M. Liebig sur les fonctions des globules de sang a d'ingénieux et de possible, on est bien forcé de s'avouer qu'elle n'est qu'une hypo- thèse; que rien ne prouve péremploiremenl (jue la pro- priété d'absorber ou de perdre de l'oxygène, dont le sang est doué, appartienne réellement au fer plutôt qu'à tout autre élément simple ou composé de ce iluide. i\Iais au moins far.l-il dire qu'elle a quelque chose de séduisant et de rationnel qui fait qu'on aime à s'y arrêter. Il faut dire aussi que M. Liebig, dans une publication postérieure, ne semble plus attribuer un rôle aussi nette- ment déiiiii au fer dans l'acie de la respiration ; il parle alors des globules considérés en masse et dans leur inté- grité comme étant les agenlsde transmission de l'oxygène, sans revenir positivement sur le rôle spécial qu'il avait d'abord fait jouer au fer (2). Quoi qu'il en puisse être, il semble bien que les affinités du fer entrent pour quelque chose dans l'acte des combus- tions qui s'opèrent au sein de l'organisme, et que M. Liebig ait louché du doigt, dans ce que nous venons d'exposer, Tcxplicalion de l'un des phénomènes les plus curieux et les plus importants de la vie animale. (1) LiETîin, Chimie ortjaiiiqac appliquée à la physiologie animalCf p. 182 cl 183. (2) LiEnic, Nouvelles Ictirai sur la chimie, 1852, p. 5Scl 214.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22268996_0162.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


