Mémoire sur l'action physiologique et thérapeutique des ferrugineux / par T.-A. Quevenne.
- Quevenne, Théodore Auguste, 1805-1855.
- Date:
- 1854
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Credit: Mémoire sur l'action physiologique et thérapeutique des ferrugineux / par T.-A. Quevenne. Source: Wellcome Collection.
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![sant plus à l'art de guérir 'que des produits disparates et inégaux quant au degré d'activité (1), ce fut une deuxième raison pour que les médecins perdissent confiance dans l'éthiops dont l'usage diminua peu à peu. Il est vrai que quelques années après, Cavezzali, en Ita- lie, M. Guibourt, en France, ramenèrent la préparation de l'éthiops dans la bonne voie : ils revinrent au procédé de Lemery (intermédiaire de l'eau seule sans calcination), et l'améliorèrent considérablement, non pas pour la qualité du produit qui resta la même, mais pour la quantité et la facilité d'exécution (2). Toutefois, l'usage de l'éthiops dans la pratique de la médecine ne parut pas s'accroître beaucoup par suite de cette amélioration, sans doute trop tardive. Quant àla limaille de fer, désormais séparée de l'éthiops, la difficulté de se la procurer suffisamment pure, de réduire en poudre fine un corps aussi dur que le fer, aura, d'un autre côté, je suppose, contribué à en restreindre l'usage. (1) On voyait très bien le but à alleindre au point de vue de la pra- tique médicale, comme l'atteste le passage suivant, extrait du mémoire de Trusson et Bouillon-Lagrange, sur la préparation de l'éthiops. « En proposant un procédé simple, facile (calcination du safran de Mars après mélange avec du vinaigre distillé), donnant toujours la mf-me nuance, le môme degré d'oxydation, et ne demandant qu'un temps très court pour en obtenir beaucoup, nous avons pensé seconder le désir des pharmaciens et de tous ceux qui se livrent à l'art de guérir. L'uniformité dans les procédés ne peut être qu'à l'avantage de la médecine ; c'est alors que les effets qu'on doit attendre des médicaments deviendront plus cer- tains. » lAnnal'cs de chimie, t. LI, an XII (1804-1805), p. 338.] Personne ne contestera la justesse de ces vues, mais il ne suffisait pas, pour en faire l'application, que le produit obtenu fût d'un beau noir; il eût fallu l'examiner comparativement avec ceux fournis par d'autres pro- cédés, et savoir s'il était plus facilement attaquable par les acides très faibles ; c'est ce qu'on ne fit pas. Or, la valeur de ces procédés n'ayant point été examinée au point de vue médical, aucun ne prévalut, et il n'en résulta, comme nous venons de le dire, que de la confusion dans les esprits. (2) GiiiBOUHT, Journal de pharmacie, 1818, t. IV, p. 25r> ù 257.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22268996_0300.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


