Tableaux synoptiques de chimie, pour servir de résumé aux leçons données sur cette science dans les écoles de Paris / Par A.F. Fourcroy.
- Antoine François, comte de Fourcroy
- Date:
- An 8 [1800]
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Credit: Tableaux synoptiques de chimie, pour servir de résumé aux leçons données sur cette science dans les écoles de Paris / Par A.F. Fourcroy. Source: Wellcome Collection.
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![SIXIÈME TABLEAU, sur les métaux eu général; Fumé par A. F. Founceor, en brumaire de l’an 8 , pour in* de résumé aux leçons a« à 40 de l’école de médecine de Paris.) Ç— Il n’y a pas de corps plus importuns à étudier par leurs belles propriétés, par leurs nombreux I 11. .1.1. . 1. et- Ir. C...-nr. ntllo 1 I* C frflVflllY ! r. f . . ' . I I , . . Ye. Classe de Corps. M ÉTAUX. éiaient pas pour eux ; — leur histoire offre cassans, dont le nombre augmente chaque / (— Il n’y a pas de corps plus importans à étudier par leurs belles propriétés, par leurs nnmKr..,. , . • , . jla, f j. ,. Leur importance et leur histoire naturelle. ) d'abord l'a« de les traiter par la fonte et la forge , puis les travaux infatigables des aîchb stes ITrLT ,e'.“c.',n* ne “|™»“a'«>* tlue “T1 ,Téta,n.X ! la nlunart des me'.atx * r t jour ; enfin leurs propriétés bien connues et comparées exactement dans la doctrine pneumlTique.’ Conques a“ 1«« nature , ensurte les decouvertes de la plupart des métaux qÜekibe^ine'lÏlo^ïutrXrieTiki^^ d‘«inct.on de demi-métaux et de métaux, de métaux imparfaits et de métaux parfaits; - je les partage en cinq genres, qui conduisent depuis les métaux , en Premier genre. Métaux cassans et écidiflables : il renferme quatre espèces, I’aessnic , le tungstène, le molybdène , et le cheome. Deuxième genre. Métaux cassans et oxldables ; il contient huit espèces, le titane, Puisant, le cobalt , le n.ckel , le masoanèse , le b.smuth , Pant,moine et le telluke. Troisième genre. Métaux demi-ductiles; savoir, le mercure, le zinc. Quatrième genre. Métaux bien ductiles et facilement oxldables; il y a quatre métaux dans ce genre, Pétain, le I'lomb , le feu et le ouvre. .Cinquième genre. Métaux très-ductiles et difficilement oxidables ? qui sont I’argent , I’or et le platine. Eclat particulier dû à la réflexion complète de la lumière ; — ils font des miroirs parfaits ; — le platine l’est le plus , et le cobalt un des moins. Blanche dans le plus grand nombre , grise dan3 le fer , le manganèse , etc. bleuâtre dans le zinc et le plomb , gris rougeâtre dans le cobalt, rouge dans le cuivre, jaune dans l’or. 3°. La densite ou la pe-f Les métaux sont les corps les plus denses et les plus pesans de la nature ; ils se succèdent à cet égard dans l’ordre suivant, depuis le plus pesant; le platine, l’or, le tungstène, le mercure, le plomb, l’argent, le bismuth, le santeur.nickel, le cobalt, le cuivre, le fer, l’étaih , le zinc, le manganèse, l’antimoine et l’arsenic. • Invariable dans les métaux cassans , variable dans les ductiles ; -le fer et le manganèse occupant le premier rang dans cette propriété, et le plomb le dernier. - Suit dans les métaux uu ordre à peu près égal à celui <le la durfp- • (Propriété très-remarquable dépendante de la forme des molécules, je leur glissement facile des unes sur les autres; — la ductilité au marteau et au cylindre annonce une forme lainelleuse , celle à la libère une forme fibreuse; — ’ \ elle est bornée par l’écrouissage, et rétablie par le reçoit; — or est le plus ductile; il est successivement suivi par le platine, l’argent, le fer, l’étain, le cuivre, le plomb, le zinc et le mercure. La ténacité. . . . f Cohésion des molécules, mesurée par la suspension d’un poids au menté jusqu’à la fracture à des fils d’un même diamètre; — l’expérience place sous ce rapport le fer au premier rang, ensuite le cuivre, le platine , i’argent, l’or, \ l’étain et le plomb. §. 3. Les propriétés phy-^ ^ ques. •••••) ^ calorique.Ct. ^ ^ t0Us les corps les métaux sont les meilleurs conducteurs du calorique; ils s’échauffent très-vite $. 2. Leur nombre et leur classification. Le brillant. 20. La couleur. 4°. La dureté . . 5°. L’élasticité. , 6°. La ductilité. , 90. La dilatabilité. o°. La fusibilité. i°. La volatilité. — Propriété très-essentielle à déterminer et à calculer dans les mé on n’a point encore mesuré assez exactement cette propriété dans les divers métaux comparés, pour leurs usages dans les arts; on sait qu’elle est la plus faible et la plus régulière dans le platine; ce qui le rend très-utile. C’est encore une propriété physique, puisque le calorique ne fa* qu écarter les molécules jusqu’à ce qu’elles glissent les unes sur les autres, et puisqu’elle cesse par la séparation spontanée de ce corps. Les métaux se suivent pour leur fusibilité dans cet ordre, mercure, tellure, étain, bi muth , zinc, antimoine, cuivre, argent, or, fer, nickel, cobalt, manganèse, platine. • — Extrême de la fusibilité ; elle est forte dans le mercure , le telll're , l’arsenic; viennent ensuite le bismuth, l’antimoine, le plomb, l’étain, le cuivre, l’argent, l’or, le fer. i2°. La cristallisabilité. — Elle a lieu dans tous les métaux qui se refroidissent et se fi^nt lentement; le tétraèdre et le cube sont les formes primitives de ces corps; elles produisent très-souvent l’octaèdre. i3°. L’électricité. . . — Tous les métaux sont de très-bons conducteurs de cette force ejjjdu fluide qui la fait naître; — il circule librement à leur surface, et ne s’accumule point entre leurs molécules; ils ne sont point électriques par eux-mêmes. ^ i4°. L’odeur — Elle est forte dans quelques-unes, faible dans plusieurs, nulle lans d’autres; — elle ne tient qu’à une portion des métaux eux-mêmes dissous dans l’air; elle prouve qu’ils sont entourés d’une atmosphère saturée, variable suivant la température à laquelle ils sont élevés. ■ RL rJIV k i5°. La saveur. ... — Très-marquée dans le fer, le cuivre, l’étain , le plomb; — soirce et signe des propriétés médicamenteuses; — âpre et styptique en général. /Leur gîte dans les montagnes primitives, en filons obliques qui traversent le granit, le gnehs, le quartz etc. § 4 Leurs états dans le J /De m®taux nat‘^s 5 — reconnaissables à l’œil- 5 «lrtKo \Leur nature intime ,\D’alliag.es et d’amalgames; — métalliques différens des métaux isolas. ° .• qu’on peut réduire/De sulfures métalliques; — cassans, brillans , lamelleux, cristallissi , mines primitives. aux cinq genres sui-\D’oxides métalliques; — lourds, colorés, insolubles, mines secondaires. vans.J De sels métalliques; — donnant des indices d’acides divers par les réactifs chimiques. \0a nomme mines ou minérais les trois derniers états; le métal y e>< uni au miaéralisateur, soufre, oxigène, acide. §. 5. L’art de les recon- fDocimasie par la voie/- t f ^ , , , , . naître et de les essayer J sèche . ..{— Hle conslste dlns la fonte aTec le barbon, les huiles, les grises, les sels fondans. — Cet art est la doci-/ masie : on la distingue iDocimasie par la voie ( r» i, , . , en ..humide.exerce Par *es acides nitrique ou muriatique, et quelque! paroles alcalis. On sépare les métaux par divers précipitans. a. Du triage et du lotis- «. 6. Celui de les traiter k 6 , ‘ ' j ' ' ' ' “R Y }e minénj ’ et,m le P.artaSe en Iots de d:'’ers d<>êrds d richesse. i i . . |b. Du bocardage ... — Un pile la mine dans de grands mortiers mus par l’eau , et qu’on nomme bocards. en gran’ » a m a '/c. Du lavage.— On sépare ainsi le rainérai lourd d’avec les pierres que lreau enlève. lurgie. compose pierres que I |d. Du grillage* ... — On grille ou on calcine la mine pour l’attendrir, la diviser, volatiliser le soufre, l’arsenic, etc. le. Du soudage. ... — Ou fonte; — principale opération de la métallurgie; elle se fait dans des fourneaux de forme variée, à travers les charbons, ou dans des creusets, avec ou sans flux, etc. U* De l’affinage. ... — Dernière purification des métaux par le feu, ou départ en grand ,1e leurs alliages. fa*eUe rouanenceU ' ° '}— Ees uns ^r^^ent ^ o de température, comme le manganèse et le fer; d’autres ne brûlent qu’à une extrême chaleur, comme l’argent et l’or. Le plus grand nombre tient le milieu. I b. La facilité avec la- ‘l j-— On est obligé de défendre le manganèse du contact de l’air ; l’or et le platine y restent long-temps intacts. §. 7. Leur combustibi- quelle elle a lieu I * jj^i^température °a,t^— L’oxidabilité suit l’élévation de température; elle est d’autant plus forte, et les métaux prennent d’autant plus d’oxigène, qu’ils sont plus chauffés; — elle va jusqu’à l’inflammation. lité ou leur oxidabilité d. La proportion. dWl Elfa ïarie dans ch par l’air y propriété J gène qu’elle exige. . j 1 importante, base de/ ue métal et à chaque oxidation qu’il peut éprouver. Corps combustibles simples, si bien caractérisés par leur couleur ecla tante et leur pesanteur, 8. Leurs comWnai. quand on les considéré en général, flvM 1rs rombus. tous leurs caractères e. Les phénomènes quif— Elle a lieu dans les métaux fondus ou solides, rouges ou sans rougeur; elle se fait avec flamme, scintillation , détonation, ou sans ces mouvemens brusques, à la surface du métal en croûtes, en poussière, ou au-des6us en chimiques; il faut y| l’accompagnent. . . bvaPeu1'> etc. examiner. gè ne ^ourles ^ él aux}— Elle est telle, que la lumière seule se dégage de ceux-ci, le calorique de ceux-là; que d’autres ont besoin d’hidrogène, de carbone, etc. pour le perdre S* ^_état^de 1 oxigènc^__ De la différence de décombustibilité des oxides : elle suit souvent le plus ou le moins de calorique dégagé de l’oxigène pendant son union aux métaux , et cette proportion de calorique dégagé peut être mesurée par le calorimètre. . _ . . C— Tous en poussière, lames ou fragmens friables, quelquefois cristallins, de toutes les couleurs possibles, et néanmoins particulières à chaque métal; — plus pesans que les métaux depuis quelques centièmes jusqu’à plus de la 1. es caract res es) moitié de leur poids; — quelques-uns fusibles en verres et fondans plus ou moins actifs , quelques autres réfractaires et infusibles ; — les uns âcres et styptiques, beaucoup insipides ; — un peu solubles, ou tout-à-fait insolubles 0x1 es xue a îques. . ^ qins l’eau ; — ceux-ci s’unissent aux alcalis et aux acides ; ceux-là aux derniers seulement. A. Des hydrures mctal->__ ^es dissolutions gazeuses de métaux dans le gaz hidrogène. L'arsenic, le zinc et le fer sont dans ce cas. liques.j , y fOn ne connaît encore exactement que le fer dans l’état de carbure : c’est ce qu’on nomme si improprement plombagine ou mine de plomb-crayon. —Il est cristallisable , lamelleux , gras et onctueux , brillant fixe , infusible , eta < réfractaire, peu combustible; on ne le brûle qu’à un grand feu, par le nitre et le muriate suroxigéné de potasse. — Il est naturel, et quelquefois artificiel. Il y a lieu de croire qu’on trouvera d’autres métaux à l’état de carbure; B. Des carbures nu liques. . . • l’acier est du fer , uni à quelques centièmes de carbone. l’ensemble de toutes leijrs propriétés C’est véritablement Hiistoire du genre : je la divise en douze espèces de propriétés, pd comprennent suc¬ cessivement. \ sons avec les combus-i tibles. — On connaît C. Des phosphures me-(On les obtient en chauffant des métaux avec le phosphore, ou en décomposant l’acide pliosphorique par des métaux , ou des phosphates métalliques par le charbon. —Ils sont fusibles, brillans , cassans , grenus , lamelleux, talliques.( peu combustibles , long-temps permanens à l’air f Mines les plus fréquentes ; cassans , cristallisés, à grandes lames, brillans et métalliques , fusibles plus que les métaux réfractaires, moins que les métaux très-fusibles; — perdant le soufre par un feu plus ou moins long ; D. Des sulfures métal-1 —souvent altérables par l’air humide, se changeant par une combustion lente en sulfates métalliques;—s’échauffant et s’enflammant souvent à l’air; —décomposant l’eau ; —solubles et décomposables par les acides; — plus liques.QU moins attirans ou retenant le soufre , décomposables par les métaux réciproquement E. Des alliages et amal-(_Les métaux s’unissent facilement entre eux ; ils prennent un tissu , une densité , une pesanteur , une fusibilité , et en général des propriétés différentes de celles de leurs composans. — Il y a des alliages de deux , de trois , games.( de quatre et jusqu’à sept ou huit métaux les uns avec les autres. — On nomme amalgames les alliages dont le mercure fait partie : elles sont molles , ductiles ou au moins extrêmement fusibles. A l’oxide d’hidrogène ou f— i°. Le6 uns n’ont aucune action sur l’eau à toutes les températures. Tels sont l’or, l’argent , le platine , etc. l’eau ; par rapport à cet I_20. D’autres la décomposent à froid, dès le premier contact, avec plus ou moins de temps. — Le fer et le zinc sont de cet ordre. Ces métaux enlèvent l’oxigène, et dégagent l’hidrogène en gaz. oXide, les métaux se/—3°. Il en est qui ne la décomposent qu’à la température rouge, comme l’antimoine, l’étain. comportent de quatre]—4°. Enfin quelques autres n’agissent sur elle qu’à.l’aide d’un autre corps et d/une attraction disposante ; c’est ainsi qu’agissent le cuivre, le bismuth, etc. $.9. Leur action sur les 1 manières différentes. .(—Cette action des métaux sur l’eau explique une foule de phénomènes autrefois inexplicables. —Tout dégagement* de gaz-hidrogène provient de la décomposition de l’eau par ces corps, oxides. — Elle est te-J „ „ . , lative fl°* Nullité d action : cela se passe pour les métaux , qui ont moins d’attraction pour l’oxigène que ceux qui sont oxidés. j ^ t |2o. Partage d’oxigène , désoxidation partielle des oxides , et oxidation partielle des métaux désoxidant les premiers. Aux oxides iaétalliques ; Décomposition complète par les métaux qui ont pour tout leur oxigène plus d’attraction que ceux de ces oxides. Cette décomposition est quelquefois accompagnée de chaleur et de lumière, comme on le voit dans le* ceux-ci éprouvent de/ traitement de l’oxide de mercure par le zinc, l’étain, le fer, etc. la part des métaux ou j|0i pttrtage d’oxigène à dose égale entre l’oxide et le métal de même rature que cet oxide. Ainsi l’oxide de fer rouge, traité avec le fer, lui donne assez de son oxigène pour le changer en oxide noir, et passer lui-même à cet / état. — Cet effet très-fréquent a lieu jusqu’à l’établissement de l’équilibre d’oxidation entre les parties du métal. _a. Ou une inaction presque totale entre le métal et les acides. L’or et le platine sont les seuls qui soient de cet ordre ; encore cela est-il loin d’être absolu. _b. Ou une action plus ou moins forte et constante entre les métaux et presque tous les acides, comme 011 le_voit dans le fer, etc. _ c. La nécessité que les métaux soient oxidés pour s’unir aux acides , que celte oxidation soit déterminée. En deçà de ce point, elle n’a pas lieu ; au-delà , elle cesse d’exister. '_ d. L’oxidation, qui est due, tantôt à l’acide décomposé par le métal à froid ou à chaud, tantôt à l’eau qui accompague l’acide, tantôt aux deux corps à la fois. 1®. En^général sur tous J_ e< L’effervescence qui accompagne leur dissolution, et qui dépend de la décomposition de l’eau , quand c’est du gaz hidrogène qui la produit ; de l’acide, quand c’est un gaz différent. les acides ; vue sous ces_f La dissolubilité d’un oxide métallique, qui, lorsqu’elle a lieu dans un acide, se fait sans effervescence, parce qu’il n’y a point alors de décomposition d’eau ou d’acide. rapport f elle présente J_g L’union une fois faite entre les métaux oxidés et les acides : c’est la formation des sels métalliques, âpres, colores, décomposables par le feu, par l’air, d’une dissolubilité variée. I_b. La séparation des oxides de ces sels , soit parce qu’ils prennent trop d’oxigène , soit qu’ils en conservent trop peu , par quelque circonstance que ce soit , pour rester unis aux acides. _j, L’attraction variée des métaux pour l’oxigène , qui rend les uns capables de séparer les autres des acides, parce qu’ils leur enlèvent leur principe oxidant ; et celle des oxides pour les acides. _k. La tendance générale qu’ont Uus les acides et les terres pour séparer les oxides unis aux acides; et celle de former quelquefois des sels triples avec les sels métalliques. : a. L’acide sulfurique : — décomposable par tous les métaux , excepté l’or et le platine à une haute température ; gaz acide sulfureux dégagé. — Etendu d’eau, il laisse décomposer celle-ci par les plus oxidables , le fer, le zinc , etc. — sulfates métalliques plus abondans et dissous dans ce dernier cas. ■ b. U acide sulfureux : —N’agit point sur quelques-uns, qui n’ont aucune action sur lui ; — est décomposé par quelques autres sans effervescence et avec précipitation de soufre , qui rend les sulfites sulfurés ; — s’unit à certains métaux , en les portant à décomposer l’eau. . — c. L’acide nitrique : — Trop dense , il n’éprouve aucune action ; — moins concentré , souvent décomposition si rapide , qu’il y a inflammation , dégagement de gaz nitreux mêlé de gaz azote , ou de celui-ci seul , quand le métal enlève trop d’oxigène ; formation d’ammoniaque, lorsque l’eau , décomposée en même-temps que l'acide , laisse son hidrogène s’unir à L’azote de celui-ci. —• Dans ces fortes actions, le métal se dépose en oxide avec très-peu d’acide nitrique au fond des vases. — Si le gaz nitreux se dégage lentement, le métal oxidé se dissout; il se forme un nitrate métallique cristallisable, facilement décomposable. >d. L’acide nitreux: — Plus vîte et plus décomposable que l’acide nitrique par les métaux, à cause de l’oxide nitreux qu’il contient, et auquel l’oxigène adhère moins; —effervescence plus brusque ; — gaz nitreux plus abondant; — métaux .plus oxidés; —quelques-uns même , comme l’or et le platine , y sont foiblement dissous , tandis qu’ils ne le sont pas par l’acide nitrique. = e. L’acide pliosphorique : — Peu altéré à froid par les métaux ; — dissout lentement ceux qui décomposent l’eau, comme plus avides d’oxigène; — est décomposé en partie par la plupart, quand on les chauffe fortement avec l’acide pliosphorique vitreux , et forme alors une double combinaison de phosphures et de phosphates métalliques ; — ceux-ci le plus souvent insipides , insolubles , excepté dans leur propre acide , décomposables par le charbon, et donnant à la chaleur rouge du phosphore et des phosphures métalliques ; décomposables d’ailleurs par beaucoup d’autres acides. f. L’acide phosphoreux : — Diffère peu du précédent par ce genre d’action de la part des métaux ; donne , quand on le chauffe avec eux , du gaz hidrogène phosphoré ; — perd §. 10. Leur action sur, Ls acides .... action sous la forme de gaz : liquide, il dissout immédiatement les métaux les plus oxidables, laisse décomposer un peu d’enu , et forme des carbonates métalliques qui se-séparent de z\ l’eau à mesure queVacide s'en*volatilise ; —dissolubles dans d’autres acides avec effervescence ; — perdant leur propre acide par un grand feu; — assez fréquens dans la nature. Quelquefois l’acide carbonique , fixé par une base , est leur mode d’action sur d^conjp0sé par les métaux qui en absorbent le carbone : telle est la cause de la formation de l’acier par du fer chauffé avec le marbre et le sable. |_l. p>acide muriatique : Son caractère d’être indécomposable le rend très-peu actif sur plusieurs métaux; —il ne dissout que ceux qui peuvent enlever l’oxigène à l’eau, et il ajoute, à la vérité, sa forte attraction pour les oxides à celle de ces métaux pour i’oxigène. — Dans les dissolutions qu’il opère , il se dégage du gaz hidrogène souvent fétide par une portion du métal que ce gaz dissout , ou par d’autres corps combustibles ; il enlève souvent les oxides métalliques à d’autres acides, sur-tout ceux des métaux blancs. — Il agit sur les oxides trop oxidés pour être dissous dans d’autres acides , leur enlève de l’oxigèue , et les dissout ou s’y unit. — Les muriates métalliques sont presque tous volatils ; le feu ne les décompose point ; — souvent ils sont de nature à être surchargés d’oxigèue, qu’ils enlèvent à divers corps. —Tels sont les muriates de mercure d’étain , etc. — Quelques-uns des muriates sont indissolubles. — Il ek est plusieurs que les alcalis ne décomposent pas : tel est le muriate d’argent. . __ i L’acide muriatique oxigênè : — Il enflamme les métaux cassis qu’on jelle en poudre dans cet acide gazeux ; il acidifie les quatre d entre eux qui en sont susceptibles ; — il oxide, sans mouvement et sans effervescence, les métaux les plus difficifes à brûler, l’or, le platine, etc.; il lor.ne avec les oxides des métaux des sels suroxigénés ; il ne précipite pas, comme l’acide muriatique , toutes les dissolutions des métaux blancs dans l'acide nitrique, quoiqu’il les décompose souvent, parce qu’il forme avec leurs oxides des sels solubles. t ,, , ... v , „ k. L’acide fluorique : — Ressemble , dans son action , à l’acide muriatique ; — n’est pas plus décomposable que lui ; fait décomposer l’eau par les métaux les plus oxidables ; dégagé du gaz hidrogène pendant leur dissolution ; forme avec leurs oxides des sels peu connus encore, mais différens des muriates. 111 , , _ L L’acide boracique : N’agit pas sur les métaux, ou n’agit que lentement et foiblement; s’unit foiblement a leurs oxides par attraction double, en mêlant des borates avec des nitrates en dissolution. — Les borates sont presque tous pulvérulens^ et insolubles. — Par la fusion , l’acide boracique se combine avec quelques oxides métalliques qui le colorent. > métalliques /•= a. Quelquefois les bases terreuses et alcalines n’ont aucune action sur les métaux et leurs oxides; ce qui est cependant plus rare qu’on ne l’a cru autrefois. I = h. Souvent elles agissent , sur-tout les alcalis , par leur attraction pour les oxides , de manière à faire décomposer l’eau et oxider le métal avec lequel elles s’unissent : de là le dégagement du gaz hidrogène qu’opère l’aramonlaqut ■ limiide . sur-tout, mise pu rnntnrt avec le zinc, l’étain, le fer, etc. xi. Leur action sur les bases salifiables. . 1®. Les sulfates . 2°. Les sulfites. . 3°. Les nitrates . 4°. Les nitrites. . 5°. Les muriates 7°. Les phosphates. 8°. Les phosphates . 90. Les fiuates. . . io°* Les borates . . i°. Les carbonates. îtriquc e. Il existe entre quelques sels métalliques et plusieurs oxides une union qui produit des sels triples. — L’ammoniaque en forme de pareils avec les sels mercuriels. I=f. Enfin il s’établit souvent entre les oxides métalliques et les terres une combinaison plus ou moins intime, soit par le simple mélange et à l’aide de l’eau, comme on l’observe dans les ci mens dont le fer accroît la solidité soit par le moyen du feu , qui les vitrifie et les unit en émaux ou en verres colorés. — Plusieurs métaux parmi les plus oxidables, le fer, le zinc, l’antimoine, etc. décomposent ces sels à un grand feu; il se forme des sulfures hidrogenés et métalliques. _Sont altérés comme les sulfates, mais plus faiblement. _ A chaud , ils brûlent^vivementavec flamme et détonation la plupart des métaux ; ceux-ci s’unissent en oxides aux bases des nitrates , et l’acide nitrique disparaît entièrement. — On se sert souvent du nitre pour oxider ainsi les métaux. _Peu actifs sur les métaux , presque inconnus encore. Le plus grand nombre en est inaltérable ( par la plupart des oxides , et même par les par les métaux. — Quelquefois le muriate de soude est décomposé par des oxides abondans , comme ceux de plomb et d’argent. — Le muriate alcalin l’est en grande partie à froid s métaux les plus avides d’oxigène ; — il l’est complètement à chaud ct par la distillation ; — il se dégage en même temps du gaz hidrogène. 6®. L es muriates suroxi-ï çelui de potasse oxide promptement la plupart des métaux : mêlé avec leur poussière ou leur limaille, il détone par la seule percussion ou le choc brusque.—Ce même mélange s’enflamme lorsqu’on le jette dans l’acide sulfurique. 12. Leur action sur^ gênés.> ^es ..| _ r y <_Peu altérables par les métaux. —Chauffés fortement avec, eux , ils s’y combinent ou les décomposent de manière à passer, quoique rarement , à l’état de phosphures. — Cela a lieu sur-tout avec le phosphate d’ammoniaque. \ — Les oxides métalliques s’unissent par la fonte avec les phosphates , qu’ils colorent. _Comme les phosphates , ils forment plus vît© qu’eux des phosphures avec les métaux, en raison du phosphore excédent qu’ils contiennent. — Peu énergiques sur leurs métaux.— Leur action n’a point encore été convenablement appréciée. e_ Fondus avec les métaux, ils en rehaussent la couleur sans faille éprouver ni éprouver eux-mêmes aucune espèce d’altération. — Ils s’unissent par la fusion avec les oxides métalliques qui les colorent. On reconnaît souvent ( l’espèce d’un métal à cette coloration. r On a peu examiné encore leur action sur les métaux : on sait qu’elle est faible. Quelques-uns, comme le fer, chauffés avec lc-s sels, paraissent susceptibles d’en décomposer l’acide, d’en séparer l’oxigène et le carbone, \ et de passer par là à l’état double de métaux oxidés et de carbures métalliques. »](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30453422_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


