Tableaux synoptiques de chimie, pour servir de résumé aux leçons données sur cette science dans les écoles de Paris / Par A.F. Fourcroy.
- Antoine François, comte de Fourcroy
- Date:
- An 8 [1800]
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Credit: Tableaux synoptiques de chimie, pour servir de résumé aux leçons données sur cette science dans les écoles de Paris / Par A.F. Fourcroy. Source: Wellcome Collection.
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![\ * SEPTIÈME Métaux er ( Publié par A. F. Fo u rc ro y , cri brumaire de Van 8 , pour tableau. 1 particulier. \ j SC'Vlr résumé aux leçons de l’école de médecine de Paris. ) * ^O M S ET OR DRE des Métaux. r®. De métal . . . —--y-. - i°. D’acide arsénieux 3°. D’acide arsenique . i°. En métal. 2°. En acide tungstique. A.. Propriétés physiques • B. Histoire naturelle C. Essai et métallurgie . D. Oxi ■ABILrii PAR l’iir E. Unions avec les combustibles F. Action sur l’eau , i.es oxides et les acides. G. Action sur les bases salifia- bles et sur les sels. H. Usages. J i're. espèce. Arsenic. « Il faut l'étudier dans le triple état . . 2e, espèce. Tungstène. Doit être examiné. r 3e. espèce. Molybdène, ^ Doit être considéré r i 4e. espèce. Chrome. \ Doit être étudié . 1 Lames grises, d’un éclat vif, fria I blés , pesant entre 8,310 et 5,763 1 suivant son tissu , irisé à sa surface 1 volatil, cristallisé en tétraèdres ou e ■ octaèdres , répandant l’odeur d’a Iquand on le sublime. 1. Natif en masses noires, lourdes , à cassures écailleuses, eu stalactites , etc. ; —2. en alliage avec le fer; mi n pickel, gris, brillant, cubique, ca il sant;—3.en sulfure jaune, orpiment rouge, réalgar\ —lamelleux, pyrr midal , octaédriqne , volatil ; - 4- en acide arsénieux , blanc, pu vérulent ou en masses âcres, vola tiles, solubles, alliacées sur le chai bon allumé. , On l’essaie par l’action du feu , on réduit ses oxides par le flux no r- dans des creusets bien fermés ; 0 - dissout ses mines dans l’acide nitro ; muriatique ; on précipite le muriat - d’arsenic par l’eau. On obtient e - Saxe et en Bohême , en travaillan - en grand les mines de Cobalt, de - pains lamelleux et poreux d’arseni - noir, qu’on vend sous le nom trom peur de Cobalt. ; A froid .jaunit à l’air , noircit r devient Mible et pulvérulent; c’es n l’oxide ao(r : il n’augmente que d - quelque* centièmes, e A la chkleur rouge , il brûle ave n une flanmje bleue , et se subiim t arec une ifumée blanche alliacée s fétide , dfteide arsénieux, c 1 • Se dissout dans le gaz liidrogènt à chaud , et le rend fétide ; — 2.s’uni sous l’eau bouillante avec le plios phore fondu; —3. se combine pa le ftu avec le soufre , et forme un composé rouge ou jaune ; — 4- s’allie à beaucoup de métaux qu’il rend lamelleux et cassans , sur tout à chaud. 1. Il ne décompose pas l’eau seul — 2. il décompose beaucoup d’oxides métalliques ; — 3. il est en généra plus oxidable et acidifiable que dis¬ soluble par les acides ; il y reste peu uni , et s’en sépare facilement par l’eau ;4- il décompose à chaud l’acide sulfurique , en sépare du gaz acide sulfureux, et se dépose en acide arsénieux ; — 5. il n’agit pas sur l’acide sulfureux ; — 6. les acides nitrique et nitreux le brûlent très- vîle et le portent à l’état d’acide arsénique ; — 7. ceux du phosphore ne l’attaquent pas; —8. le muria¬ tique l’attaque à chaud , en retient une portion , dégage du gaz hidro- gène arsénié ; — 9. le muriatique oxigéné l’enflamme; 10. presque inal¬ térable par Ips acides fluorique , bo- racique et carbonique. x. N’éprouve rien de la part des bases ; — 2. s’unit aux sulfures et hidrosulfures alcalins ; — 3. N’al¬ tère point les sulfates ni les sulfites — 4- brûle par les nitrates et les muriates suroxigénés avec flamme blanche ; détonation et formation d’acide arsénique ; 5. est inaltérable par les fluates , les borates et les carbonates. 1. Dans les laboratoires de chimie, | il sert à plusieurs opérations ; —* 2. dans les ateliers métallurgiques,1 on l’emploie à des a liages blancs! et cassans ; 3. dans les usages do— | mestiques , on s’en sert pour tuer, les mouches. — Ce dernier emploi est dangereux , et devrait être banni. ' Blanr ; —saveur Apre , vénéneuse caustique ; — sublimable en tétraèdre blancs , transparens , vitreux , pe sant entre 4îo0° et 5,000 ; rougi le tournesol, verdit les violettes. < Se trouve en. cristaux sublimé dans les volcans , en dépôts , ei stalactites parmi les mines d’arsenic de cobalt , de bismuth. On le reconnaît à son odeur d’ai fétide , et à sa fumée blanche sur le charbons ardens. A 1>.S devient pi absorber contient. rl pord «a transparence vérulent et cassant, sans lus d’oxigène qu’il n’en Il repasse à l’état métallique par l'hidrogène et le carbone à chaud ; il est en partie réduit par le phos¬ phore et le soufre , qui s’unissent avec lui. —Quelques métaux le dé- sacidifient. 1. Soluble dans 80 parties d’eau froide et dans i5 d’eau bouillante; il cristallise par le refroidissement en tétraèdres ; — 2 peu soluble dans l’acide sulfurique bouillant, qui le laisse précipiter par le froid ; — 3. devient acide arsénique par le nitrique et le muriatique oxigéné ; — 4* se dissout à chaud dans l’acide muriatique , avec lequel il se vola¬ tilise , et que l’eau en sépare ; — 5. se fond en verre avec les acides phosphorique et boracique. 1. S’unit aux terres par la fusion , et se vitrifie en se fixant avec elles ; — 2. forme avec la chaux , la ba- rite et la strontiane des sels insolu¬ bles ; — 3. avec la potasse , la soude et l’ammoniaque des arsenites moux , déliquescens , très-solubles ; —4. dé¬ compose les nitrates et le muriate suroxigéné de potasse, devient acide arsénique , et forme des arseniates avec leurs bases. 1. Il sert beaucoup en. chimip ; — 2. dans les arts , on l’emploie à un grand nombre d’opérations sous le nom d’arsenic ou d’oxide blanc ; — 3. il est employé très-dangereu¬ sement comme mort-aux-rats. — 4- Ün l’a proposé en médecine comiuc * remède héroïque dans les fièvres , le cancer , etc. : il faut l’en proscrire absolument. ’ Blanc , transparent, aigre , caus¬ tique;— pesant3,39J ; fixe et fusible pn verre ; — non cristallisable ; — rougissant toutes les couleurs bleues; — plus fort que l’acide arsénieux dans ses attractions. < On ne le connaît pas natif. Oi le prépare, i°. en distillant de l’acide nitrique sur l’acide arsénieux; 20. en faisant passer le gaz muriatique oxi géné dans une dissolution de cet acide , ou en dissolvant ce dernier dans l’acide muriatique oxigéné. On le reconnaît à sa fixité , sa vitrification, sa lourdeur, son union prompte avec l’hidrogène sulfuré, e sa précipitation en jaune par les hi- drosulfures et les sulfures alcalins, etc. Il n’est plus susceptible d’enlever d’oxigène; il est déliquescent, et se fond à l’air. Décomposable par tous les com¬ bustibles, le gaz hidrngène, sur-tout les sulfuré phosphoré et carboné à froid, le charbon et le soufre à chaud ; — repasse à l’état d’acide arsénieux , et d’arsenic formant du phosphure ou du sulfure d’arsenic. 1. Se dissout dans quatre parties d’eau froide , devient épais et comme muqueux par l’évaporation ; —2. est décomposé par plusieurs oxides; — — 3. est dissoluble dans quelques acides , mais sans être changé ni ul¬ timement combiué. 1. Formant, avec toutes les bases, des arséniates, sels très-différens des arsénites , et qui presque tous peu¬ vent être portés à l’état d’acidules; — 2. les arséniates aciJules cristal¬ lisent mieux, en général, que les arséniates neutres ; — 3.1a chaux et la magnésie ont plus d’attraction avec cet acide que la potasse et la soude ; — 4- A un grand feu , l’acide arsé¬ nique décompose tous les sels , et s’empare de leurs bases en chassant leurs acides. Non employé encore. Ç Bouton formé de petits globules lpeu adhérens , gris d’acier ; pesant 117,5 , presque aussi infusible que le J platine ; — tenant le cinquième rang \par sa dureté. 1. En tunstate de chaux blanc cristallin , pesant ; —2. en tunstate de plomb jaune et laniplleux ; —3. en tunstate de fer 'wolfram d’un beau rouge. On l’essaie pour reconnaître l’a¬ cide, et non pour extraire le métal ; — on traite les tunstates par les acides nitrique ou muriatique , qui les jau¬ nissent ; — on obtient le métal en chauffant l’acide avec du charbon dans un creuset de charbon à un grand feu. J Chauffé à l’air , il devient oxide jaune, pulvérulent. Cet oxide devient bleuâtre par une forte chaleur. Il passe à l’état d’acide par une oxidation plus avancée. On ignore encore ses unions avec les combustibles; on n’a tenté que quelques alliages qui acquièrent des propriétés singulières. 1 On ne sait pas quelle sera son action sur L’eau et divers oxides ; inattaquable par les acides sulfu¬ rique , nitrique et muriatique ; — légèrement attaqué par le nitro- muriatique et le muriatique oxigéné ; — action peu connue. Action sur les alcalis inconnue ; — oxidable et acidifiable par les nitrates et muriates suroxigénés ; — colorant les terres vitrifiées ou les flux vitreux en bleu ou en brun. Non employé ; — promettant des utilités réelles, à cause de sa pro-| priété colorante , et dé son adhérence pour les couleurs végélales. [ L’acide tunstique extrait du tnns- Ltate de chaux , natif par l’acide ni- ltrique et la potasse, ou par le car- Jbonate de potasse , est en poudre < blanche, âpre, pesant 3,600 , rou- igissant le tournesoL On ne le connaît, dans la nature, qu’uni à la chaux , au plomb ou au fer. Ce qui est dit à l’occasion du métal convient ici. O11 reconnaît toujours l’acide tunstique â la couleur jaune qu’il prend par les acides nitrique ou muriatique. Inaltérab e à l’air. Réductible, quoiquedifficiîement, par le charbon rouge ; devenant gris par son union avec le phosphore et le soufre chauffé. Cédant son oxigène à beaucoup de métaux , sur-tout au fer, qui le bleuit; — soluble dans 20 parties d’enu bouil¬ lante , s’en séparant en partie par le refroidissement ; —indissolu tde, mais altérable dans sa couleur par les acides ; — bleuissant par le sulfu¬ rique bouillant ; jaunissant par le nilrique et le muriatique. Tunstate de barite insoluble; — ceux de magnésie et de chaux éga¬ lement indissolubles ; — ceux de po¬ tasse et d’ammoniaque cristallisent en petits prismes aiguillés. — Ces derniers sels décomposent les sul¬ fates nitrates et muriates terreux solubles ; colorant par la fonte les phosphates et les borates. Non employé encore j — appli-1 cable à la teinture. i°. En métal. .... i°. En acide molyb- Très-difficile à obtenir ; — trôs- 1 in fusible. — On l’a , ou en masse aglu- Itinée, noirâtre, friable, ayant peu Jdebrill ant métallique , ou en pous¬ sière noire. l a masse un peu liée linontre1, à la loupe , de petits grains 1ronds , brillans ; elle pèse 6,000. 1. En sulfure, contenant un peu de fer , confondu avec le carbure de fer, moins gras ; — dur et sombre , ou moins brillant,en écailles fissiles , difficiles à pulvériser, laissant une trace verte jaunâtre sur la faïence ; — 2. en acide combiné avec quelques oxidps métalliques, tels que celui de plomb , etc. 1. Traité au chalumeau , il exhale du soufre , et une fumée condensable en aiguilles jaunâtres , qui deviennent bleues par la flamme intérieure; — 2. on ne l’a soumis à aucun travail métallurgique. A une grande chaleur, il se change en un oxide blanc , brillant, aiguillé , très-acidifialde , qui prend une nuance bleue ssmbre , quand on le chauffe avec des combustibles. 1. Forme avec le soufre un sulfure artificiel analogue à sa mine;— 2. s’allie aux métaux , qu’il rend grenus et friables. 1. Action sur l’eau et les oxides inconnue; — 2. oxidable par l’acide sulfurique bouillant ; acidifiab'e par l’acide nitrique;— ce dernier, dis¬ tillé sur son sulfure, le change en acides sulfurique et molybdique; — 3. l’acide muriatique n’a nulle action sur lui ; — 4- l’acide arsénique repusse à l’état métallique avec son sulfure. 1. Alcalis oxident et dissolvent le molybdène , ainsi que son sul¬ fure ; — 2. ce dernier détone avec le nitre, qui en opère ainsi l’analyse en brûlant le soufre , en acidifiant le métal et eu oxidant le fer. 1. Le métal n’est point employé, ni presque connu. — 2. Le sulfure 1 natif est quelquefois substitué au crayon ; mais il ne le vaut pas» — 3. Son oxide pourra servir à la poi- celaine ; aux émaux. Formé par les expériences où l’on traite le sulfure, et non extrait; — obtenu par le'chalumeau ,dans un creu¬ set, par l’acide nitrique ou arsenique , par le nitre. — Cet acide est blanc, pulvérulent, aigre , styptique , pesant 3,4oo; — fusible à un grand feu , cristallisable en rayons par Le refroi¬ dissement ; — s’élevant en fumée quand on le chauffe avec le contact de i’air. Il n’existe jamais isolé dans la nature , mais combiné avec l’oxide de plomb , etc. On le reconnaît à sa saveur âpre stytique particulière , à sa volatili¬ sation au chalumeau , en fumée blanche, qui s’attache en écaillés jaunâtres sur un corps froid ; à la couleur bleue qu’il prend lorsqu’il se désacidifie et repasse à l’état métallique. Un peu déliquescent à l’air , y prenant souvent une teinte bleuâtre. 1. Réductible à un grand feu par le chai bon, qui le change en pous¬ sière noire ou en globules très-petits agluiinés ; —2. se convertit en sul¬ fure par le soufre , avec lequel on le chauffe , et qui devient en partie acide sulfureux ; — 3. éprouve le même effet par quelques mélaux auxquels il s’allie. 1. Soluble dans 5oo parties d’eau bouillante;— solution aigre, bleuis¬ sant par le fer, l’étain ; — 2. bien soluble dans les acides sulfurique et muriatique à chaud ; il devient bleu; — d. insoluble dans l'acide nitrique. 1. S’unit avec les bases, forme des molybdates insolubles avec la chaux, la barite, etc. ; très-solubles avec la potasse , la soude , l’ammo¬ niaque ; — 2. forme un acidulé de potasse très-dissoluble , très-fusible ; — 3. décompose , par le feu , les sulfates nitrates et muriates , et en dégage en partie les acides. Non employé encore. B. Eu métal. . * . . / 1 | En acide chromique / 1 En petite masse aglutinée , d’un blanc tirant sur le gris, très-dure, très-fragile, très-réfractaire. 1. En oxide vert, uni au plomb et aux terres dans l’émeraude du ’érou ; — 2. en acide combiné au >lomb , au fer , aux terres dans la mine de plomb rouge de Sibérie, une mine de fer du Var et le rubis spinelle. 2. On l’extrait, de ses sels natifs en Ips décomposant par des carbonates alcalins, en en précipitant l’acide , et en le chauffant fortement dans un creuset de charbon. Encore inconnu , paroît être dif¬ ficile à oxider et facile à désoxider. Son oxide est d'un beau vert d’éme¬ raude. On ne l’a encore combiué avec aucun corps combustible , et on ne le connaît pas encore sous cette forme dans la nature. 1. Ne paroît pas décomposer l’eau ; — 2. inattaquable par Pacifie sulfu¬ rique et l’acide muriatique ; — 3. se changeant en oxide vert, et ensuite en acide rouge par l’aciJe nitrique distillé sur lui, et par l’acide nitro- muriatique. 1. Inaltérable par les alcalis; son oxide ne s’y unit pas. —2. On ignore entièrement son action sur les sels. Non employé encore , quoique très-susceptible de servir utilement à la porcelaine, aux émaux, à la ! verrerie. En poussière ronge ou jaune oran- | *ée, d’une saveur âpre métallique j rès-forte , perdant une portion de son ; sxigène , et repassant à l’état d’oxide ;ert par l’action du calorique et de a lumière. Jamais pur dans la nature , tou- ours uni aux métaux ou aux terres ; ormant des pierres colorées ou des nines. Très-reconnaissable par sa saveur, sa couleur, sa propriété de donner du gaz oxigène par la distillation , et de prendre alors la couleur verte de son oxide. Inaltérable à l'air. 1. On ignore l’action de la plupart des combustibles , qu’on peut croire très-propres à le décomposer, àcause du peu d’adhérence de L’oxigène ; 2. chauffé fortement avec le charbon , il se réduit. 1. Soluble dans l’eau , cristallisable par l’évaporation en prismes rouges brillans ; — 2. s’unit aux oxides métalliques , en sels purs , colorés ,1 insolubles;— 3. changeant l’acide muriatique en acide oxigéné, et re¬ passant à mesure à l’état d’oxide vert. 1. S’unit facilement aux alcalis, forme des sels colorés en orange, et solubles ; — 2. aux terres, dont les chromâtes sont peu ou point disso¬ lubles. — 3. On ne connaît pas en¬ core son action sur les sels. Encore inusité; — promettant des résultats utiles aux arts. 5e. espèce. Titane . . . 6*. espèce. Usine. • 7 e, espèce. ( t d n a a 1 d En masse aglutinée, fragile,dure,d’un run noir , cristallisée au-dedans, ’un rouge éclatant dans les parties 1 ainces ou étalées ; — assez semblable c u cuivre ou à quelques-uns de ses - [liages dans ses couches minces ; — 1 esanteur inconnue ; —fusibilité très- l iflicile, sur-tout à cause des vases ui ne résistent pas au feu qu’elle ] nige- 1. En oxide rouge foncé, nomme utrefois schorl rouge ; en prismes exaèdres et sommets divers ; en ctogones cannelés, cassans et durs ; — ou en longues aiguilles brunes dans ! e quartz ; pesant entre 4?*8o et ,24b ; — 2°- en titane silicé cal- aire ; titanite pesant 3,5io; — en risrne droit rhomboïdal, et sommet ièdre, à Passaw. 1. On le reconnaît et on réduit son oxidenatif, sa seule mine connue , en le chauffjut avec moitié de borax et moitié de charbon réduits cri pâte avec de l’huile dans un creuset irasqué jusqu’à 166 degrés du pyro- mètre de Wedgwood ; — 2. on le raite le plus souvent avec six par¬ ies de carbonate de potasse , qui e portent à l’état de carbonate de itane , dont il faut toujours parler , misqu’il est très-fréquent dans les aboratoires. 1. 11 s’irise et brunit sans se fondre quand on le chauffe à l’air ; — son oxide rouge devient brun et mat; au chalumeau, il devient gris laiteux • — 3. le carbonate perd 0,25, de¬ vient jaune tant qu’il est chaud ; il ne fait plus ensuite d’effervescence avec les acides. — Il donne dans cette opération de l’acide carbonique et un peu de gaz oxigène. 1 • L union du titane avec les com¬ bustibles est encore inconnue ; — 2. son oxide, chauffé fortement avec le charbon , se réduit en grains noirâtres et en plaques rouges ; — 3. son carbonate se réduit de même à J’aide du charbon et des sels fon- dans. 1. Inaltérable par l’eau ; son oxide etson carbonate, indissolubles ; —2.se fondant avec les oxides métalliques , et formant peu d’alliages ; — 3. oxi¬ dable en blanc , et en partie soluble par l’acide sulfurique bouillant ; — très-peu altérable , et seulement à la surface,par l’acide nitrique ; —bien oxidable par le muriatique avec gaz hidrogène et formation de flocons blancs abondans ; — 4* son oxide inaltérable par les acides ; 5. son carbonate est attaquable par tous les acides , forme une espèce de caillé a\ec le sulfurique, se précipite en oxide blanc indissoluble par le ni¬ trique, se dissout bien dans, 1« riatique. —Cette dernière dissolu- :ion se colore en rose et en rouge par ’étain , en violet par le zinc , précipite en un caillé rouge de sang lar la noix de galle , en vert de pré par les prussiates , en blanc par les îlcalis et par les acides arsénique et diosphorique. 1 • Métal inattaquable par les alcalis ; — 2. oxide fusible par la potasse , et perdant sa couleur rouge ; — 3. oxide de titane décompose le carbonate de potasse , prend environ 0,11 d’oxigène de plus , devient dis¬ soluble dans les acides. Son oxide donne, quand il es> pur , un beau jaune pour la por¬ celaine. ' P il t P P Découvert à Berlin par M. Kla- rofh en octobre 1789 ; —- masse 1 icoliércnte de petits globules aglu- 7 nés, d’un gris foncé et d’un brun \le;—pesant 6,44° j —attaquable j< ar le couteau et la lime; — près- c ue iufusible et intraitable au feu. V d d d q ë P i°. Sulfure d’urane , noir, lamel- ;ux, luisant, pesant entre 6,53 et 5o, perh-blende. 20. Oxide d’urane , en poudre mne, brunâtre, pesant 3,24- urano- 1 hre. 3°. Carbonate d’urane ; a. d’un ert pâle ou d’un blanc d’argent ; b. un vert foncé brillant, en octaè- res naissans, ou lames carrées à oubles biseaux , contenant du cuivre îi le colore en vert , nommé limmer ou mica vert très-impro- rement. Oxide jaune précipité par les lcalis; mêlé avec de l’huile et du jorax, chauffé fortement dans un reuset brasqué au four de porce- aine , donne la masse aglutinée ndiquée. Difficilement oxidable , malgré la| ongueurdu feu , l’exposition à l’air, et la flamme du chalumeau. —Oxide aune , infusible , devenant d’un gris )run à l’air. On n’a point encore combiné ce métal avec des combustibles, à cause de sa grande rareté. — Il paraît qu’il orme uvec le phosphore un plios- >hure gris , d’un grain fin analogue à celui du cobalt, cassant et aigre , beaucoup plus fusible que ne l’est ,’urane seul. 1. On ignore encore l’action de l’urane sur l’eau , les oxides et les acides. On sait seulement qu’il donne du gaz nitreux avec l’acide nitrique. 2. L’oxide jaune , facilement disso¬ luble dans l’acide sulfurique faible ; d donne un sel citrin en petits prismes fasciculés ; — dissous dans lo niLrique , on a de beaux cristaux en tables d’un vert jaunâtre ; — avec le muriatique , un sel déliquescent ; avec le phosphorique , des flocons insolubles. Les alcalis le séparent en oxide jaune. Oxide insoluble dans les alcalis, et très-soluble dans les carbonates; —• colore les composés vitreux en jaune verdâtre, en vert d’émeraude, ou en bruu varié. On ignore l’action du métal et de son oxide sur les sels. Encore non employé ; — offrant de belles couleurs à la porcelaine , aux émaux , à la verrerie. c fa 7 P fi à w .<d° er se Gris rose ; d’un grain fl ri et serré ; issure grenue; —■ très-fragile et n cile à broyer ; — pesant entre d 700 et 7,811 ; — assez dur; — — esque insipide et inodore; — dif- sc cile à fondre presque comme le fer, — i3o degrés du pyromètre de Wedg- e ood ; — rougit bien avant de se sa ndre ; — fusion un peu pâteuse v ms nos fourneaux ; —cristallisant 4 prismes entassés par le refroidis- b meut. e S1 1. Cobalt arsénié ; — blanc , gre- u, pesant 7,72; — sous forme cube, d’octaèdre, cubo-octaèdre ; 1 -2. cobalt gris, uni au fer, à l’ar- nic et au soufre ; — gris jaunâtre ; -pesant 645, lamelleux, en cube, octaèdre, en dodécaèdre , en ico- èdre ;—3. oxide de cobalt noir ou treux , noir salissant les doigts ; arseniate de cobalt, fleurs de co- ■lit, lilas’, en prisme à 4 paxis, en florescence, en rosettes, en ai- iilles. On pile , on lave , on grille à écouvert la mine pour en dégager ’arsenic ; on fond à la forge l’oxide vec trois fois son poids de flux noir t un peu de sel marin, et ou obtient insi le cobalt réduit, impur, à la érité, allié de fer. —On essaie aussi es mines par l’acide nitrique , d’ou n précipite l’oxide par la potasse , t on le réduit ensuite au creuset. — On les traite en grand par un long rillage pour avoir l’oxide de cobalt, u’on mêle avec du sable, et qu’on ébile sous le nom de safre. Oxidable avant de se fondre. Sa Poussière, rougie et agitée avec le! contact de l’air, brunit et noircit.' — II augmente de deux cinquièmes e son poids. Cet oxide noir est d’un )leu très-foncé, et il porte cette iche couleur dons toutes les vitri- îcations où il entre. C’est un des 'aractères les plus marqués du co¬ balt. 1. On ne connaît pas ses combi¬ naisons avec Thidrogène et le car- )one : ce dernier enlève l’oxigône à son oxide à chaud. — 2. Le phos¬ phore le rend très fusible, etle change en un phosphure do cobalt; écla¬ tant plus blanc que le métal ; tirant sur le bleu; fragile, et qui , brûlé ong-temps dans l’air , donne de l’a¬ cide phosphorique vitreux coloré en lieu par l’oxide de cobalt. — 3. Il s’unit difficilement au soufre , et rès-bien aux sulfures alcalins par il fonte. — 4* Allié aux métaux , il les reud grenus , roides et aigres. Inaltérable par l’eau et les oxides ; — attaquable par tous Ips acides ; — par le sulfurique chaud , dégage d u gaz sulfureux: sulfate de cobali gris de lin , en prismes tétraèdres rhoin- boïdaux , donnant cent quarante parties de précipité sur cent du métal; soluble dans l’acide nitrique en rose foncé ; donnant un sel déli¬ quescent , dont le précipité est très- beau en couleur ; — peu soluble dans le muriatique; —son oxide s’y dissout bien. — Solution brune , rosée , qui devient verte par la chaleur, et forme ainsi l’encre de sympathie. —. Sa poudre brûle avec flamme dans le gaz acide muriatique oxigéné. Inaltérable par les alcalis ; — se fondant avec les terres et les alcalis dont il colnre les verres en beau bleu ; — n’attaquant pas les sul¬ fates ; —s’oxidant par les nitrates et les muriates suroxigénés. — L’oxide préparé par le nitre est fort utile dans lcsvmanufactures de porcelaine. Employé dans les verreries et chez les émailleurs pour faire les verres et les émaux bleus ; dans les faïen-J cerics au même usage. On en fait un bleu, nommé bleu d’azur, ou simplement azur. —](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30453422_0030.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


