Dissertation critique sur les seules causes possibles tant du choléra-morbus que de toutes les maladies contagieuses : et sur la nature des seuls remèdes qui puissent les combattre avec succès / par L.F. Graslin.
- Graslin, Louis François.
- Date:
- 1832
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Credit: Dissertation critique sur les seules causes possibles tant du choléra-morbus que de toutes les maladies contagieuses : et sur la nature des seuls remèdes qui puissent les combattre avec succès / par L.F. Graslin. Source: Wellcome Collection.
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![( 55 ) jirts : il n’est donc pas possible de douter qu’elles n’aient toutes (j provoquées par des causes de même nature. Dans la peste de ] nd'res, le cerveau était toujours attaqué dès le principe de la nladie; mais les victimes de ce fléau éprouvaient les accidens 1 plus contradictoires. Ils étaient tout-à-coup surpris par des aux de tête qui les faisaient mourir dans des supplices insup-1 •j fiables : un sommeil léthargique en accablait d’autres jusqu’à ]lr dernier soupir : quelques autres étaient livrés aux plus vio- jltës agitations et condamnés à une insomnie continuelle : d’au- |s, enfin, étaient jetés dans des étourdissemens comparables ihi suites de l’ivresse. Les mêmes parties du cerveau n’étaient donc >: s toujours affectées dans cette maladie, ou elles ne l’étaient pas b s de la même manière. Puis-je reconnaître, dans une marche r diverse, dans des effets si différens, l’action toujours uniforme la matière inorganique ? Les effets, ou salutaires ou pernicieux, lie produisent sur notre organisation les végétaux , les minéraux, )5 sels, les acides, les liqueurs gazeuses ou spiritueuses et toutes j; autres substances inorganiques, ne sont-ils pas toujours les dînes, quoique leur action soit modifiée suivant la force de action que nos organes peuvent leur opposer? Que la physique i la chimie réunissent leurs méditations et leurs efforts, pourront- ■:es composer une substance inorganique qui, administrée à qua- is individus, par doses approximativement égales ( car il est évi- tant que rien ne peut m’autoriser à poser la question dans d’autres irmes ), ait la propriété de faire souffrir au premier un supplice ■•mparable à celui de lui fendre la tête; de jeter le second dans vresse, le troisième dans une insomnie rebelle à toute la puis- nce de l’opium, et le quatrième dans un sommeil léthargique qui |t encore la propriété de faire ruisseler des corps de ces malades J pême après leur mort, des sueurs de toutes les couleurs, telles* me blanchâtres, noires, vertes et pourprées. Si ces corps savansj! ttaient obligés de m’avouer qu’aucune substance inorganique nef !](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22375223_0039.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


