Volume 1
L'art des accouchemens / Par J.-L. Baudelocque ; prećédeé de l'eĺoge de l'auteur, par M. Leroux, doyen de la Faculté de Médecine de Paris ; et d'une notice sur sa vie et ses ouvrages, par M. Chaussier, médecin en chef de l'hospice de la maternite.
- Jean-Louis Baudelocque
- Date:
- 1844
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Credit: L'art des accouchemens / Par J.-L. Baudelocque ; prećédeé de l'eĺoge de l'auteur, par M. Leroux, doyen de la Faculté de Médecine de Paris ; et d'une notice sur sa vie et ses ouvrages, par M. Chaussier, médecin en chef de l'hospice de la maternite. Source: Wellcome Collection.
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![EXTRAIT DU DISCOURS PRONONCÉ PAR M. J.-J. LEROUX ; DANS LA SÉANCE PUBLIQUE DE LÀ FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS, < LE 14 NOVEMBRE 1810. . Baudelocque avoit de la mémoire, du jugement, de la dispo- sition à s’instruire; il mit dans ses études de l'application, de la constance, je dirois presque de l’obstination; il eut le bon esprit de les rapporter toutes à un objet unique. Il se dit à lui-même : Je veux être le premier aceoucheur; il le devint. Hippocrate, Galien, Arétée, Celse, Paul d'Egine, chez les anciens, Lamothe, Dewinter, Smellie, G. Hunter, Levret, parmi les modernes, sembloient avoir épuisé tout ce qu'il ÿ avoit à faire et à dire sur l'art des accouchemens.... Solayrès ouvre une . carrière nouvelle... la mort l’enlève; et tout ce que cet homme de génie avoit créé étoit perdu, si Baudelocque n'eût recueilli son précieux héritage. | Baudelocque, encore jeune, avoit déjà toute la maturité de la raison : il sentit qu'il n'y avoit aucune gloire à acquérir pour ce- lui qui se contentoit du manuel des accouchémens: il voulut embrasser toutes les connoissances qui avoient rapport à l'art qui alloit exercer : il devint bon anatomiste, habile chirurgien ; il étudia toutes les maladies des femmes qui ont une liaison in- üme avec la menstruation, avec la gestation, avec l’accouche- ment, avec ses suites; 1] apprit également à connoiître les mala- dies dés enfans. C’est alors qu'il comnmenca à faire des cours sur Part dont il à reculé les bornes, qu’il a pratiqué avec des succès S1 Constans, Baudelocque, dans ses lecons, mavoit point cette éloquence brülante, mais véritable, de Fourcroy ; il étoit évalement loin de ce clinquant que des esprits faux et légers prennent pour de l’é- loquence; il ne cherchoit point à entrainer ses auditeurs par dés pensées souvent plus hardies qu’ingénieuses , par des phrases am- bitieuses, par des expressions recherchées; son élocution étoit simple et grave comme les sujets qu'il traitoit. IL n'enflammoit point Flimagination, il n’excitoit point l'enthousiasme, mais il](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b3328023x_0001_0012.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


