The relations of the diseases of animals to those of man.
- International Congress of Hygiene and Demography
- Date:
- 1892
Licence: Public Domain Mark
Credit: The relations of the diseases of animals to those of man. Source: Wellcome Collection.
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![11 semble (jne cette operation pourrait se faire sans enibarras, puiscpie, a riiemv aetnelle, le secbage des peaux est deja largement prati<pxe dans les annexes des abattoirs. Mais c’est nn secbage lent, ])lntbt dangerenx qu’utile, parce (pi’il laisse aux spores du bacillus anthracis le temps de se develoixper. Le secbage rapide exigerait une installation speciale et quelqnes frais. C’est nne (piestion a etndier par les tecbnologistes industriels. Le second procede que j’ai indiquer, ponr le traitement des depoixilles dans lesqnelles on vondrait etre sur que le gerine cbarbonnenx lie flit point present, est inspire par iin principe tout autre que cebii de a dessication. On ferait intervenir dans ce nouveau traitement I’action de la cbaleur bumide, combince avec cede de certaines .substances antisepti([ues. Mais je ne le cite ici ipie pour memoire. C’e.st dans un autre cas ipi’il pourrait surtout rendre des services. La combinaison (lout je vient de parler est, en effet, capable d’agir meine sur les spores, d’assainir ainsi les depouilles on des spores ont eii le temps de .se developper. C’est le cas des depouilles qui ont deja ete livrees a I’indiistrie. Le precede appartient, par consequent, davantage a la metbode de preservation qui consiste ii traiter, apres leur arrivee a I’lisine, les matieres premieres exjiosees a receler le germe cbarbonnenx. L’indication de ce procede va done trouver sa place ci apres, dans I’examem de cette deuxieme metbode. Traitement des depouilles d Vusine.—Le travail <les ouvriers, dans les iisines, est rendu dangereux par la presence du bacillus anthracis, 11 I’etat de spores resistantes, les lines cacbees dans I’epai.sseur de la peaii, les autres adberentes a la surface, soit du derme, soit des brins de laine, soit des crius, soit de la come. Ces dernieres sont les plus a craindre, surtout au commenc'ement des operations. En effet, a inesure (pie celles-ci s’avancent, ces spores superficielles .sont entrainees on se detriiisent, ce qui explique poiirquoi les premieres manipulations de la fabrication sont celles tpii exposent le plus les ouvriers aux accidents causes pur le germe cbarbonnenx. Pour mettre les ouvriers a I’abri des attaques de ce germe, les precedes indiquds par la science varient avec la nature du trai ail. II faiit distinguer entre les categories d’industries. On en compte trois principales : 1° le travail des crins et des laines ; 2° le travail des comes ; 3° le travail des peaux, surtout dans les megisseries. A. Travail des crins et des laines.—Le fait de la plus grande frequence des cas de ebarbon sur les ouvriers qui se livrent aux premieres manipulations de la matiere premiere a ete surtout constate dans les usines ou I’on travaille les laines et les crins. On connait la frequence des diverses formes de ebarbon sur les trieiirs de laine a Bradford. A Saint Denis, pres de Paris, les ouvriers ou ouvrieres qui, dans I’industrie des crins, sont charges du deballage, du triage et du battage de la matiere brute* fournissent egalement le plus grand nombre des victimes du ebarbon. Ce sont done ces Le Roy des Barres, loc, cit.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28045452_0210.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


