Volume 1
Études sur la maladie des vers à soie : moyen pratique assuré de la combattre et d'en prévenir le retour / par L. Pasteur.
- Louis Pasteur
- Date:
- 1870
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Credit: Études sur la maladie des vers à soie : moyen pratique assuré de la combattre et d'en prévenir le retour / par L. Pasteur. Source: Wellcome Collection.
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![11 est bien (“vident qii’Olivier do Serre^s, surtout dans les der- nières lignes de ce passage, avait pour objet la maladie des grers, mais il n’est pas moins eertain, d’autre part, que les vers com- mençant à devenir gras et qu’il espère pouvoir guérir, pas plus (pic ceux atteints’de cette aircction à un degré plus avancé, ne sont tachetés de meurtrissures. Olivier de Serres a donc confondu les vers pébrinés avec ceux (pii deviennent gras, crieiir pouvant s’expliquer par c(;tte circonstanee que les vers tacliés ont fré- (picmment, au dernier âge, une teinte rouillée. Je ne m’arrête pas il la cause qu’Olivicr de Serres attribue à la maladie dont il ])arle. On sait ce que valent les appréciations de cette nature (juand elles s’ollVcnt à titre d’idée préconçue en deliors de tout(! démonstration expérimentale. Je me borne à répéter que ce qui doit nous intéresser dans les citations précédentes, ce sont les assertions positives de nos anciens Auteurs, relatives à la présence des tacbes noires très-prononcées sur la peau de vers évidemment malades. J’ai démontré l’identité de la maladie des taches avec la maladie des corpuscules. En recluTcliant dans des vers, des clirysalides ou des papillons conservés depuis longtemps, soit la présence des tacbes, soit celle d(îs corpuscules, ou aurait pu s’assurer très-facilement cpic la maladie actuelle a toujours existé. Aussi est-il regrettable (pie les départements du midi de la France li aient pas eu autrelois l’idée rbî former une sorte de musée séri- cicole, une collection dans laipiellc on aurait réuni cbaijue année des sp(*cimens de graines, de vers, conservés dans l’esprit-de-vin, (b; cocons des diverses races élevées et des papillons correspon- dants. L’examen de ces (“cliantillons, remontant aux aniu'es des époques de prospérité, aurait été priicicux pour la connaissance de la maladi(; actuelle. Par les observations suivantes, j’ai essayé de siijipléer à la lacune (pie je signale. M. Robinet, (pii a consacré longtemps ses ell'orts aux progrès de la sériciculture, avait lait don au Conservatoire des Arts et -Métiers d’une collection de cocons, dont ([uelques rares éelian- tillons avaient une date antérieure à la maladie. Crâce à l’obli- geance du général 'Morin, directeur de cet établissement, (“t de «9-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28124583_0001_0391.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)