Volume 1
Études sur la maladie des vers à soie : moyen pratique assuré de la combattre et d'en prévenir le retour / par L. Pasteur.
- Louis Pasteur
- Date:
- 1870
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Credit: Études sur la maladie des vers à soie : moyen pratique assuré de la combattre et d'en prévenir le retour / par L. Pasteur. Source: Wellcome Collection.
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![Sous riiillucucc (les grainages Induslrlcls, de la production exagérée des (îocoiis, de l’ahsejice de soins liygi(‘ni(pn;s suflisants, eonsciquencc de raceuinulation des vers, la maladie des eorpus- eules prend bientôt des proportions si (•tendues qu’(;lle conduit à des pertes de 6o, 8o et loo pour loo. Alors les plaintes sur- gissent de toutes parts, et on assure que le Ibiau vient d’envahir de nouvelles coutr(*es séricicoles. Ce (jui est vrai, c’est (^ue les grainages industriels, pratiqués comme nous veiujus de le dire, développeront toujours fatalement la maladie régnante, menne dans le pays le plus prospère et le plus sain. L’exposé des laits auxquels j’attribue la propagation du lléau à travers l’Europe et l’Asie est-il infidèle, est-il exagéré? En au- cune manière. Dans ce (jui précède, je me suis borné à faire le récit de circonstances cpii ont eu lieu réellement. Le lecteur pourra s’en convaincre en lisant dans les documents de la qua- Irième Partie du second volume une suite d’extraits des procès- verbaux du Comice agricole du Vigan, rendant compte des prati- (pies des graineurs que le Comice avait envoyés en Orient pour y confc(;tiouncr des semences saines. C’est ainsi qu’on aura inalbcureusement et probablement d ici à peu d’années un nouvel exemple de l’iniectiou progressive d’un grand ])ays séricicole sous rinllueuc.c d’un commerce de graines exagéré. Le Japon, seule contrée cpiI soit présentement une source de bonnes semences, résiste encore à la manvaise inllucnce des vastes grainages industriels (ju’oii y elfectue : son exploitation sous ce rapport et sur une grande échelle ne date encore que des années 1867 et 1868. Eu outre, nos négociants ne peuvent pénétrer dans l’intérieur de l’ilc, où il est possible ([ue les indigènes aient le bon esprit de continuer leurs an- ciennes pratiques d’éducation et de grainage (i). Cette situation » tait, sans se plaindre, des déchets de 2;') à 3o pour lOO; on élevait l’année sui- » vante des œufs provenant de ces éducations, (juc l’on considérait comme iiiot eitiirs » quant à la réussite; tantôt le mal augmentait, tantôt il diminuait; on ne s’in- » quiétait (jucre des causes de ces alternatives en mieux ou en pis; l’industrie de » la soie marchait, on était content. » (Maréchal Vaillant, t. Il, p. lOO.) (1) l'oir p. H)) l’opinion du IK Caddi sur les (jraines du Japon.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28124583_0001_0400.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)