Volume 1
Études sur la maladie des vers à soie : moyen pratique assuré de la combattre et d'en prévenir le retour / par L. Pasteur.
- Louis Pasteur
- Date:
- 1870
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Credit: Études sur la maladie des vers à soie : moyen pratique assuré de la combattre et d'en prévenir le retour / par L. Pasteur. Source: Wellcome Collection.
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![d’y pourvoir avec une boule dont nous lui gardf)iis le meilleur souvenir. L’intelligente administration de MM. les Ministres Béliie, de Forcade la Roquette et Gressier, représentée par le digne et regretté ]M. Monny de .Alornay, et par M.M. Porlier et de Sainte- Marie, ne nous a jamais fait défaut. Nous avons rencontré un accueil bienveillant auprès de MM. de Lacbadenède et Despeyroux, de ALM. de Rodez et Jean- jean, de îMiM. A ilallonguc et Siau, dont les noms se retrouvent souvent dans cet Ouvrage. Plus d’une fois j’ai admiré l’empres- sement avec lequel ces honorables membres des Comices agr i- coles de Ganges, d’Alais, du A igan et des Pyrénées-Orientales se dévouent au bien de tous en oubliant le plus ordinairement leurs propres intérêts. Les promoteurs de la création de cette multitude de Comices agricoles que possède aujoui’d’bui la France étaient sagement inspirés. Elle est considérable l’influence de ces modestes Sociétés, où tant de zèle pour le bien se donne carrière sans autre mobile que celui de la satisfaction d’être utile et de mériter la considération publique. On ne se livre pas, pendant cinq années, loin de sa famille cl de scs relations, à des études dont les conséquences intéressent des spéculations aussi importantes et délicates que celles du commerce des graines de vers à soie, sans que la vie soit tra- versée par des heures de découragement et par des critiques injustes et passionnées. Rien souvent j’ai eu la pensée de recourir au jugement de l’Académie des Sciences jvour décider de la vérité! Alais comment oser provoquer la formation d’une Com- mission cjui aurait dû se transporter dans le midi de la f ranco et consacrer près de deux mois à des observations de tous les instants.? Heureusement, le hasard, ou plutôt la fortune qui seconde d’ordinaii'c le vrai dévouement à un intérêt public, m’ont fait rencontrer dans un Alinistre de l’Empereur, membre de celte Académie, un esprit adonné avec goût aux questions agricoles, aimant à les étudier avec la rigueur scientifique, et épris de la culture des vers à soie : si attrayante culture, qu’une légende de l’extrême Orient place son berceau dans un palais du](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28124583_0001_0416.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)