Volume 1
Études sur la maladie des vers à soie : moyen pratique assuré de la combattre et d'en prévenir le retour / par L. Pasteur.
- Louis Pasteur
- Date:
- 1870
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Credit: Études sur la maladie des vers à soie : moyen pratique assuré de la combattre et d'en prévenir le retour / par L. Pasteur. Source: Wellcome Collection.
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![soit par la mort cio rinscctc, soit par une muo. A ohacuiio do oos orisos, lo vor malaclo tlôposc ses tégumc’iits taoliôs ol roparaît avoc; uno apparonce do santô cjui ou a souvont impose* aux cebsorvatours; mais, au bout de doux ou trois jours, la uouvollc peau est atteduto commo la promiôrc, et oo lait suf’lirait à lui soûl pour jerouvor cpio la tache u’est pas uu pbéuomèue local et tient à uuo cause plus profonde, qu’elle est, eu réalité, le signe d’une infection gcmérale. » Celui qui conserverait le moindre doute à ce sujet u’a d’ailleurs cpi’à ouvrir cpielcjues cadavres. Partout il retrouvera les phéno- mènes cpie je viens d’indicpier, partout il verra d’aboid apparaître les points jauu.àtres, premiers signes du mal; il les verra se foncer et passer au brun. Eu explorant tour à tour des taches de plus eu plus avancées, il eu suivra do l’œil les progrès, et les verra trans- former de la même manière tous les éléments de l’organisme*. Lames membraneuses, fibres musculaires, globules graisseux dis- paraissent et se fondent en petits amas noirâtres, disséminés parfois en nombre incalculable dans le corps entier. On dirait alors cpie tous les organes, au dedans comme au dehors, sont saupoudrés de poivre noir. Chez le papillon surtout, et plus particulièrement autour des orifices de rint(*stin et de rovaire, les lobules des tra- chées et du tissu graisseux sont durcis, hypertrophiés, et présen- tent l’aspect de masses cancéreuses. En un niot, cpiclque diflicile (pi’il soit de comparer les altérations pathologicjues d’un insecte à celles d’un animal vertébré, le médecin peut croire avoir sous les yeux une alfcction gangréneuse, viciant l’organisme jusque dans ses ph is intimes profondtmrs, tout en produisant parfois des phénomènes que l’on rapporte d’ordinaire au rachitisme. Le symptôme caractéristicpie de cette allèction est la tache que je viens de décrire, (*t voilà pourquoi, ayant à la désigner par un nom nouveau, je l’ai baptisée de celui depébrine, qui, eu langage du Midi, signifie maladie du poivre. » La marche de cette maladie est d’ailleurs lente, et sa termi- naison non moins exceptionnelle que ses aulrc's symptonies. Le ver pébriné languit et s’éteint insensiblement. Il meurt, pour ainsi dire, peu à ])eu; son agonie est tranquille, mais très-longue. J’en ai vu résister pendant deux ou trois jours; j’en ai vu qui,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28124583_0001_0047.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)