Volume 1
Études sur la maladie des vers à soie : moyen pratique assuré de la combattre et d'en prévenir le retour / par L. Pasteur.
- Louis Pasteur
- Date:
- 1870
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Credit: Études sur la maladie des vers à soie : moyen pratique assuré de la combattre et d'en prévenir le retour / par L. Pasteur. Source: Wellcome Collection.
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![)) Ainsi, si ce fait se confirme, on ])ourrail admettre que ces corpuscules animés sont des glol)ules élé/nentaires doués de vie, qui abandonnent les globules du sang pour les repi oduire. Dans l’état pathologique du ver, ils meurent et se décomposent dans certains cas, ce qui constitue les maladies qui amènent la liqué- faction des vers (arpians, lucettes, mous, etc.), ou se métamor- phosent en rudiments végétaux, dont le développement amène la pénétration de filaments dans tous les organes, ce qui produit le durcissement, l’absorption des liquides, et tous les phénomènes de la muscardinc. Dans ce cas, il s’ajoute à ce travail une combi- naison chimique; des cristaux cubiques, surmontés, sur deux faces parallèles, de pyramides quadrangulaires équilatérales, se mon- trent, et ils doivent concourir à la solidification des tissus. )) Si on laisse une goutte de ce sang, infecté de muscardine et plein de rudiments de tliallus, sur le porte-objet du microscope, et qu’on l’expose à l’humidité, ou voit ces rudiments végéter, s’allonger, se ramifier et s’entre-croiser à l’infini, puis donner des tigellules dressées et ramifiées qui ne tardent pas à produire des sporules du botrytis muscardinique. » De toutes ces observations de AI. Guérin-AIéneville, il n’est rien resté dans la science que le fait de l’existence, chez certains vers à soie malades, de corpuscules que l’on ne rencontre pas constamment dans ces insectes. Sur le point principal développé par l’auteur, d’une relation entre les corpuscules et le parasite de la muscardinc, l’erreur est si grande que jamais cette dernière maladie n’a moins sévi, dans les éducations de vers à soie, que depuis l’extension énorme qu’a ])risc la maladie spéciale que ca- ractérise la présence des petits corps dont il s’agit. Au mois de novembre i85o, une année après la publication du' A'Iémoire de M. Guérin-Méncville, AI. Filijipi, professeur de zoologie à l’Université de Turin, jmblia des remarques critiques au sujet de ce travail (i). « Les naturalistes,dit-il, ont vu dans le (i) Quelques observations anatomico-phj siologiqucs sur les insectes en général, et en particulier sur le ver à soie, par le D'' de I'ilippi {^Annales de VAcadémie d Agriculture de Turin, t. V', novembre i85o).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28124583_0001_0058.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)