Volume 1
Études sur la maladie des vers à soie : moyen pratique assuré de la combattre et d'en prévenir le retour / par L. Pasteur.
- Louis Pasteur
- Date:
- 1870
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Credit: Études sur la maladie des vers à soie : moyen pratique assuré de la combattre et d'en prévenir le retour / par L. Pasteur. Source: Wellcome Collection.
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![corps des vers à soie et des insectes en général les corpuscules dont parle M. Guérin-Méncvillc, mais il n’est venu à la pensée d’aucun d’entre eux d’attribuer à ces petits corps le rôle qu’il leur assigne (i). » Voici quelques extraits du Mémoire de M. Fi- lippi- (c Un pliénomène très-singulier que le microscope révèle dans l’organisme des insectes est la produetion dans leurs tissus, et eu présence de circonstances données, d’une multitude infinie de petits corpuscules qui se meuvent au contact de l’eau, de sorte qu’au premier abord ou croirait que ce sont de vrais animaux. Quiconque a observé, môme à un faible grossissement, le liquide trouble et rougeâtre qui se ramasse dans le grand cæcum du bom- byx du mûrier, du spliynx du laurier-rose, et, en général, de tous les papillons, aura déjà eu sous les yeux un de ces cas, et aura peut-être adopté un instant l’idée, qui se présente comme la plus simple, d’une multitude incroyable d’infusoires nageant dans ce liquide. » Les naturalistes n’ont pas cru ce phénomène digne d’un in- térêt spécial Cependant il a récemment acquis plus d’impor- tance en servant de base à une théorie sur la formation de la muscardine chez le ver à soie. » M. Guérin-]NIéneville, qui en est l’auteur, a observé de ces corpuscules, en apparence doués de mouvement, dans le sang du ver à soie, et il n’hésite pas à les reconnaître pour de vrais ani- malcules, qu’il a appelés hémalozoïdes. 11 serait parvenu de plus à découvrir que : ces êtres non-seulement se trouvent dans le sang, mais se produisent réellement dans l’intérieur de ses glo- bules; 2° leur présence n’est pas seulement en étroite relation avec quelques maladies des vers, et principalement avec la mus- (i) Cette i)remiére phrase du travail italien laisse supposer que les naturalistes, longtemps avant le Mémoire de M. Guérin-Mcneville, connaissaient, pour la plu- part, les petits corps auxquels ce savant a rapporté, par erreur, la première ori- gine du hotrv’tis de la muscardinej mais M. Filippi n’indique pas les motifs de cette opinion, et, en ce qui me concerne, je les ignore. M. Guérin me semble donc devoir être considéré, jusqu’à preuve du contraire, comme ayant, le premier, figuré et décrit les corpuscules dont nous parlons.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28124583_0001_0059.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)