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Credit: Leçons de clinique médicale. T. 3 / par Michel Peter. Source: Wellcome Collection.
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![Or, ce que peut faire un cobaye avec la substance scrofuleuse qu'on lui a maculée (et qui provient d'un corps humain malade), ne comprenez-vous pas que le scrofuleux puisse le faire à la longue, par aggravation progressive, avec la substance scrofuleuse qui est EN LUI, et qu'ainsi un scrofuleux puisse finir par se tubercu- liser, bien qu'il ne fût pas tuberculeux au début de sa scrofule? Enfin, et c'est là une objection clinique inattendue, chacun de ces scrofuleux qui ont fourni la substance scrofuleuse tuberculi- sante, traité convenablement, envoyé par exemple aux bains de mer, séjournant à la campagne en plein air et en plein soleil, pre- nant de l'huile de foie de morue, etc., aurait guéri, et a fortiori, ne serait pas devenu tuberculeux, au sens vrai oîi la clinique l'entend ; — et cependant tous ces scrofuleux ont engendré expé- rimentalement la tuberculose chez des cobayes, donnant ainsi ce qu'ils n'avaient pas. Ainsi encore un scrofuleux atteint d'une maladie chronique et curable, la scrofule, a donné au cobaye une maladie aiguë et mortelle, la tuberculose. Or, si la maladie est devenue autre [altéra] altérée, au sens latin du mot, qui donc l'a de la sorte altérée, sinon l'organisme du cobaye, dont l'interven- tion spontanée a modifié non seulement l'élément anatomique mais révolution de la maladie? 2 Voici maintenant qui est plus fort, nous allons assister à la naissance du bacille tuberculeux engendré par un produit mor- bide qui n'est ni scrofuleux ni tuberculeux, par de la sérosité pleurétique non bacillaire. MM. Ghaunard et Gombault (1) s'étaient proposé de résoudre la question suivante: « L'agent figuré de la tuberculose peut-il être décelé par l'examen histologique dans les liquides anorma- lement sécrétés à la surface des cavités séreuses? » Oi\ jamais, malgré des investigations assez nombreuses, il ne leur a été donné de rencontrer le bacille de Koch dans des liquides pleuréti- ques ou périlonitiques qu'ils inoculaient. Voici comment ils ont procédé ; le liquide à inoculer a toujours été recueilli sur le vivant à l'aide de la ponction capillaire et de (1) ChaufTai'd ai Gomha.\.\\i, Inoculation du liquide d'épanchements pteuraïuc (Société médicale des hôpitaux, 8 aoûl 1884).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21921933_0003_0090.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)