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Credit: La mer et les tuberculeux, phtisiothérapie marine / par F. Lalesque. Source: Wellcome Collection.
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![^WP»?w7T~37'; \ CAiYDIDATS PULMONAIRES afiS IVous savons bien aujourd’hui que les inflaniinalions pulmo- naires pleurales ou bronchiques mal éteintes, sont les portes larofes ouvertes à la i^ermination du bacille de Koch. Les sujets porteurs de ces séquelles forment le groupe des candi- dats pulmonaires. Démontrer par la clinique que les éléments du climat marin, que la vie à la mer, dissipent des congestions parfois anciennes, débarrassent les poumons d’exsudats et de reliquats parfois étendus, n’est-ce pas mettre en pleine lumière redicacité prophylactique de la cure marine ? C’est ce à quoi nous allons nous attacher. Au seuil môme de la question se dresse, contre nous, le préjugé ])opulaire et médical qui considère « les bords de l’Océan comme la rude école des marins, dévorant tout ce qui n’est pas coulé dans un moule robuste» (G. Hameau). Quoique avec bien des restrictions, Jules Simon donne à ce préjugé l’appui de son autorité. Les affections des voies respiratoires ayant, en général, peu à gagner du bord de la mer, disait-il. Le simple séjour au littoral serait un maléfice pour des poumons, môme sains, en conséquence du froid, du vent, de l’humidité qui y régnent : voilà l’affirmation classique ! Eli bien ! pour si enracinée que soit cette croyance, je n’hésite pas à le déclarer, ne reposant (jue sur des vues théoriques, elle ne saurait prévaloir contre les faits. Qu’on interroge les anciens ou les modernes, qu’on inter- roge ceux qui out exercé à la mer ou observé dans les sana- toriums d’enfants, qu’il s’agisse de la ^Méditerranée ou des latitudes septentrionales du Daneniarck, en passant par le littoral de l’Atlantique, de la iManche, de la mer du Nord, par- tout, chez tous, la réponse se fait invariable. « Depuis longtemps les médecins de la Méditerranée ont indiqué la rareté et la bénignité des bronchites sur leurs pla- ges et la tendance naturelle à leur guérison.... ^lais ce qui est plus convaincant, c’est que des observations semblables ont été faites non plus sur les plages calmes, chaudes et ensoleilléesde la Méditerranée ou môme du bassin d’Arcachon, mais sous les climats les plus rudes et les latitudes les plus élevées » (Van iMerris).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21919057_0273.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)