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Credit: La mer et les tuberculeux, phtisiothérapie marine / par F. Lalesque. Source: Wellcome Collection.
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![Ainsi, contrairement aux croyances courantes, pouvons- nous conclure avec Van Merris, qui a si magistralement traité la question : que non seulement la mer ne contribue pas à l’éclosion des affections des voies respiratoires, cela ressort de l’exposé qui précède, «mais qu’au contraire elle contribue à les guérir», comme nous l’allons voir. A. Coqueluche. — Contre la coqueluche, ce vestihulum lahis, comme l’appelle Wülis, la mer se montre tout particu- lièrement eflicace. Dauvergne l’a dit, il y a cinquante ans : « J’ai manifeste- ment reconnu que le changement d’air, si nécessaire dans certaines coqueluches, ne m’avait j)roduit de conséquences réelles, que lorsque mes jeunes malades étaient allés sur le bord de la mer. » Cazin l’avait remarqué. 11 a confié au Professeur Arnould, « que la toux de la coqueluche cesse presque brusquement dans ratmos])hère marine, ce qu’il attribue à la résolution rapide de l’engorgement des ganglions bronchiques ». Que l’explication soit valable ou non, le fait n’en est j)as moins là. Les médecins d’enfants commencent à se rallier à cette pratique du déplacement des co(juelucheux vers les zones maritimes. Que disent-ils ? « Si, malgré les médicaments em])lo3'és, la situation s’aggrave, le changement d’air s’im- pose : il a quelquefois sauvé des cas désespérés. Ce change- ment d’air est surtout favorable à la fin de la maladie, chez les enfants qui ont perdu l’appétit, qui dépérissent, (jui tombent dans un état cachectique faisant craindre la tuberculose. Ces enfants doivent être conduits à la campagne dans un air pur et sec, dans un climat sédatif, dans la forêt d’Arcachon, par exemple, qui jouit à ce point de vue d’une juste renommée» (Comby). Rappelant la communication de A. Restai, au Con- grès de médecine de Bordeaux (iSgh), Le Gendre déclare «qu’Arcachon a été très favorable dans des cas nombreux». L’opinion de J. Comby, de Le Gendre, inspirée, en partie du moins, par les travaux de G. Hameau, de Lalesque, de Restai, nécessite une ex()lication, afin de bien préciser les idées et les faits. Si, à n’en pas douter, ils ont,, avec les médecins d’Ar- cachon, entendu parler de coquelucheux soumis à l’influence](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21919057_0275.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)