Clinique externe : leçons cliniques faites à l'hôpital de la Pitié (service du Prof. Verneuil) / par le Dr Terrillon ; recueillies et rédigées par MM. Leroux et René Colin.
- Terrillon, Octave Roch Simon, 1844-1895.
- Date:
- 1881
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Credit: Clinique externe : leçons cliniques faites à l'hôpital de la Pitié (service du Prof. Verneuil) / par le Dr Terrillon ; recueillies et rédigées par MM. Leroux et René Colin. Source: Wellcome Collection.
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![dans Us fractures esquilleuses avec enfoncement. L’apparition de l’eccliyniosc mastoïdienne donna bientôt raison à mon hypo- thèse. Vous voyez donc, Messieurs, que par l’analy.se mimilieuse do tous Us symptômes observés chez notre malade, j’avais pu for- muler un diagnostic relativement très précis, non seulement des parties du cerveau influencées ])ar la lésion, mais même des désordres primitifs causés par le traumatisme, et cela, malgré l’absence des phénomènes e.vtérieurs du côté du crâne. C'est ici que se pose une nouvelle question plus moderne que celle des localisations cérébrales puisqu’elle n’en est que la con- séquence, je veux parler du rôle que peut jouer l’analyse des localisations cérébrales dans Us indications de rintervenlion chirurgicale et en particulier de la trépanation. Cette questionnons intéresse d’une façon d’autant plus spé- ciale que nous pouvions nous demander si, dans le cas présent, après avoir pu localiser ainsi la lésion d'après ses conséquences, nous n’avions pas là une indication suflisamment certaine pour aller à la recherche do la cause irriiante et chercher ainsi à faire bénéficier ce malade des nouvelles découvertes do 1a physiologie cérébrale ? Eh bien. Messieurs, qion seulement je n’ai point pensé à tré- paner ce blessé, non seulement j’ai repoussé complètement ce mode d’intervention, mais encore je vous conseille, dans un cas analogue, do no pas intervenir, malgré les conseils qui imurront vous être donnés et vous n’aurez pas à vous en repentir. Pour bien vous faire comprendre quelles sont les raisons qui m’ont décidé à ne pas trépaner, voyons d'abord en quoi con- 1 siste l’indication générale qui peut être tirée des localisations cérébrales. Elle repose sur la concordance qu’on peut établir entre certains points de la surface du crâne et les points corres- pondants de la zone motrice. ' Cette étude est facile et ne nous arrêtera pas trop longtemps. Nous avons vu à propos de la topographie du cerveau que la scissure de Rolande servait pour ainsi dire de centre autour duquel se groupaient les points moteurs qui ne s’en éloignent que do quelques centimèlres. Or, il est certain, que si on peut» sur le crâne dénudé, et à plus forte raison sur le cuir chevelu I intact, tracer une ligne dont la concordance soit suffisamment ! parfaite avec le sillon de Rolando, on aura trouvé la clef du pro- T.-L 3](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22343155_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


