Clinique externe : leçons cliniques faites à l'hôpital de la Pitié (service du Prof. Verneuil) / par le Dr Terrillon ; recueillies et rédigées par MM. Leroux et René Colin.
- Terrillon, Octave Roch Simon, 1844-1895.
- Date:
- 1881
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Credit: Clinique externe : leçons cliniques faites à l'hôpital de la Pitié (service du Prof. Verneuil) / par le Dr Terrillon ; recueillies et rédigées par MM. Leroux et René Colin. Source: Wellcome Collection.
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![— 43 — Dans Vhydrocèle chronique, ianiCii il existe un amoindrissement des parois, d’où la transparence de la tumeur, facile à percevoir; tantôt, au contraire, la tunique vaginale est épaissie, fibreuse;la transparence est alors douteuse ou nulle, et le plus ordinaire- ment le liquide est en faible quantité. On peut dire cependant qu’en général dans l’hydrocèle chro- nique la tunique vaginale elle-même csl [leu épaissie, môme dans les cas anciens, et que ce sont les lésions périphériques qui sont les plus intéressantes à signaler. Lorsqu’on dissèque une hydrocèle chronique déjà ancienne, ainsi que je l’ai fait un grand nombre de fois, on est frappé de ce fait que, autour de la lunique vaginale simplement distendue et le ]dus souvent amincie, existe une membrane plus ou moins épaisse, fibreuse, nacrée, enveloppant non seulement la lunitiue vaginale, mais le testicule, l’épididymc et le canal déférent, sur laquelle elle se prolonge. Cette membrane e>t manifestement le résultat d’un épaississement inflammatoire de la tunique fibreuse commune qui enveloppe le testicule et ses dépendances. Klle est facile à séparer de la tunique vaginale, mais elle devient plus épaisse, jiliis adhérente au voisinage de l'épididyme. Lors(|u’on vie.':t à la couper en suivant exactement 1e canal dé- férent et l’épididyme, on trouve ce dernier mince, aplati à la surface de la vaginale sous-jacente et, lorsqu’on arrive au niveau de la tète de l'organe, on est étonné de trouver cetle partie amin- cie et éloignée do plusieurs centimètres de l’extrémité supérieure du testicule. Dans certains cas même, on ne constate qu’avec difficulté quelques tractus fibreux, unissant encore l'épididyme et le testi- cule, tractus qui sont les vestiges des canaux efférents. La queue de l’épididyme reste toujours adhérente au bord su- périeur du testicule. On voit donc qu’il existe là, d’une part une induration fibreuse périphérique à la vaginale, ainsi qu’une altération purement mé- canique de l’épididyme, étalée à la surface de la paroi distendue. Ces faits, déjà signalés par Curling, ont fait le sujet d’un tra- vail et d une communication importante de M. Lannelongue à la Société de chirurgie. J’ai moi-même présenté devant la Société analomique (1879) des pièces qui confirment ce point.d’anatomie pathologique. Enfin, pour terminer ce qui a trait aux altérations qui existent](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22343155_0053.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


