Clinique externe : leçons cliniques faites à l'hôpital de la Pitié (service du Prof. Verneuil) / par le Dr Terrillon ; recueillies et rédigées par MM. Leroux et René Colin.
- Terrillon, Octave Roch Simon, 1844-1895.
- Date:
- 1881
Licence: Public Domain Mark
Credit: Clinique externe : leçons cliniques faites à l'hôpital de la Pitié (service du Prof. Verneuil) / par le Dr Terrillon ; recueillies et rédigées par MM. Leroux et René Colin. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
98/168 page 92
![de l’obstacle. Le diagnostic peut dès lors être posé sûrement. Le cathétérisme peut non seulement vous donner la notion du siège, mais aussi le diagnostic de la variété de l’hypertro- phie. Avec la bougie à boule vous arriverez jusqu’à l’obstacle, mais vous ne pénétrerez ordinairement pas dans la vessie. Pour ce faire, on se sert ordinairement de trois variétés de sondes : la sonde à grande courbure, la sonde à béquille, enfin la soude en caoutchouc rouge. C’est avec ces diverses sondes que vous jugerez sut tout de la variété de l’hypertrophie. Si pénétrant avec la sonde à grande courbure, le pavillon change de direc- tion, vous pourrez par cela même juger de la déviation du canal de l’urèthre.D’autres fois, la sonde ne dévie pas, mais vous sentez qu’elle glisse difficilement, elle] paraît serrée profondément; il s’agit alors d’une double hypertrophie latérale, symétrique. Enfin, lorsque le lobe moyen est seul hypertrophié, vous buttez d’abord contre l’obstable, mais vous parvenez à le franchir avec la sonde à brusque courbure et, en particulier, avec la sonde à béquille. Mais, Messieurs, les cas ne sont pas toujours aussi simples. Quelquefois, en effet, certains malades ont des troubles uri- naires, et cependant la prostate n’a que fort peu augmenté de volume, ce n’est alors qu’après avoir examiné avec soin tout l’appareil urinaire que votre diagnostic pourra être définitive- ment fixé. Enfin, il est un ensemble symptomatique sur lequel je désire appeler votre attention, car, si vous n’êtes prévenus, vous pour- rez en cette circonstance éprouver quelque embarras. Certains malades, sans ressentir de troubles bien notables du côté des voies urinaires, sont pris de temps à autre, souvent le soir, de malaise, de petits frissons erratiques, d’abord à intervalles assez éloignés; puis plus tard, tous les deux jours ou tous les jours, irrégulièrement le plus souvent, ce malaise réapparaît. Ces malades maigrissent, perdent l’appétit, accusent quelquefois de légères douleurs'rénales ; leur teint devient jaunâtre, terreux; on les croirait en réalité atteints d’accès de fièvre intermittente. C’est ainsi qu’il y a quelques années, Nélaton fut appelé auprès d’un malade qui présentait l’aspect que je viens de vous décrire et qui jusqu’alors avait été soigné sans succès pour une soi- disant fièvre intermittente. Examinant avec soin le malade, Nélaton découvre qu’il ne s’agit nullement d’une fièvre palu-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22343155_0100.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


