Volume 1
Nouveau traité de diplomatique, où l'on examine les fondemens de cet art; on établit des règles sur le discernement des titres, et l'on expose historiquement les caractères des bulles pontificales et des diplömes donnés en chaque siècle : avec des éclaircissemens sur un nombre considérable de points d'histoire, de chronologie, de critique & de discipline ... / Par deux religieux Bénédictins [i.e. R. Tassin and C.F. Toustain] De la Congrégation de S. Maur.
- Toustain, Charles François, 1700-1754.
- Date:
- 1750-1765
Licence: Public Domain Mark
Credit: Nouveau traité de diplomatique, où l'on examine les fondemens de cet art; on établit des règles sur le discernement des titres, et l'on expose historiquement les caractères des bulles pontificales et des diplömes donnés en chaque siècle : avec des éclaircissemens sur un nombre considérable de points d'histoire, de chronologie, de critique & de discipline ... / Par deux religieux Bénédictins [i.e. R. Tassin and C.F. Toustain] De la Congrégation de S. Maur. Source: Wellcome Collection.
80/824 (page 14)
![irr ■■■'- ie très-grand nombre de MIT. & de chartes originales, qui fub- ------ liftent encore, ne remontent point au-delà du IX. lîècle. Eli Ch ap. I. Un mot tous les monumens , Toit antérieurs , foit poftérieurs à ce liècle, font écrits en caradéres femblables ou très aprochans de ceux , dont le P. Mabillon a fait imprimer des modèles ; fans qu’on puifte citer un feul Mf un feul diplôme , qui ne s’y raporte pas vifiblement. Son livre fufit donc , pour mettre les perfones intelligentes également au fait 6c des titres 6c des MIL Latins. Ne diroit-on pas que M.Baudelot, parloit un peu en jeune (y) homme , ou qu’il n’entendoit pas aftez la matière, fur laquelle il fe jugeoit capable, de faire des leçons à D. Mabillon ? Cétoit afturément être bien neuf fur l’article, que de prendre une (n) Utilité des écriture en chifre , pour celle d’une nation ou d’un pais. C’eft Voyages, tom. z. ( n ) cependant ce qui eft arivé au cenfeur delà Diplomati- /. 84.8;. que. Un Mf. Latin purement en chifre lui femble avoir quel¬ que choft du caraclére Copie. D’où après avoir conclu,que chaque païs a fa manière d'écrire, cd non pas chaque fiècle feulement -, il poufte les conféquences jufqu’à inférer, i°. que D. Mabillon n’a pas connu l’écriture du Mf qu’il aporte en preuve. z°. Que cette écriture eft l’écriture commune d’une certaine région qu’il ne nomme point. 30, Qu’il y a une infinité d’écritures, propres de chaque contrée ,dont le P. Mabillon n’a pas fourni d’exemples. Que chaque pais ait fa manière d’écrire , c’eft une véri¬ té inconteftable : pourvu qu’on entende par pais, non des Cantons ou des Provinces ; mais des Royaumes entiers, 6c qu’on 11e s’imagine pas, que la diverftté des caradéres entre les nations Européennes, foumifes à l’Eglife Romaine , ou dont la langue favante eft la langue latine , aille jufqu’à exclure une certaine uniformité , qui caradérife aftez l’écriture du même tems. Rien n’obligeoit donc le P. Mabillon ,de repréfenter fur chaque fiècle les modèles des écritures de chaque peuple : quand bien même on fupoferoit, ce qui n’eft pas , qu’elles auroient toujours été aufti peu reftemblantes, qu elles le font encore aujourdui. Mais ce qui coupe pied à toute dificulté (7) H l’étoit effeélivement pour lors. A peine avoit-i] trente - huit ans, lorf- tjue fou ouvrage de Vutilité des Voyages fut imprimé pour la première fois a Paris en 1686. Hift. de l’Acad, des Infcript. tom. 5. pag. 609.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30454578_0001_0080.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)