Traité théorique et pratique des blessures par armes de guerre : régigé d'après les leçons cliniques de M. le baron Dupuytren .. / et publi é sous sa direction par MM. les docteurs A. Paillard et Marx.
- Guillaume Dupuytren
- Date:
- 1835
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité théorique et pratique des blessures par armes de guerre : régigé d'après les leçons cliniques de M. le baron Dupuytren .. / et publi é sous sa direction par MM. les docteurs A. Paillard et Marx. Source: Wellcome Collection.
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![coupée; mais il en est autrement, lorsque les muscles sont divisés dans une portion ou dans la totalité de leur épaisseur. En effet, quand la plaie est parallèle aux fibres des muscles, l’écarleraent de ses bords est peu considérable , la réunion est facile et la cicatrisation prompte. Dans le cas contraire , et lorsque la plaie est perpendiculaire à la longueur des fibres , les extrémités de ces fibres s’éloignent, et la guérison est plus longue. Il faut encore avoir égard au siège de la blessure. Ainsi les plaies de la ligne blanche , surtout au voisinage de l’ombilic , donnent souvent naissance à des hernies ; celles qui divisent transversalement les muscles de la région postérieure se cicatrisent avec beaucoup de lenteur, à raison de la diffi- culté que l’on éprouve à maintenir le tronc dans l’extension convenable <à la réunion. Un des accidens primitifs qui compliquent le plus souvent ces plaies par armes tranchantes, c’est l’hémorrhagie, et un des accidens con- sécutifs les plus communs, ce sont les hernies. Le premier soin du chirurgien appelé pour traiter une plaie non péné- trante de l’abdomen , produite par une arme tranchante , c’est de donner une position fiivorable au rapprochement des bords de la plaie. En consé- quence, si c’est à la partie antérieure de l’abdomen qu’une division trans- versale existe, il faut fléchir la tête sur la poitrine, la poitrine sur le bas- sin , en même temps qu’on place les cuisses dans la flexion sur le bassin. La même position doit être observée dans les plaies longitudinales des muscles lombaires. Si, au contraire, les muscles delà paroi antérieure sont divisés longitudinalement, ou ceux de la paroi postérieure transversa- lement, il faut mettre le tronc dans une extension continuelle. Si la ])laie se trouve sur un des côtés de l’abdomen , il faut, si elle est transversale ou oblique, incliner le corps du côté blessé, et au contraire l’incliner du côté opposé , si elle est longitudinale. Pour rendre la réunion de ces plaies plus parfaite, on a recours aux bandelettes agglutinatives. On complète le pansement par des bandelettes de cérat, ou mieux par une compresse trouée et enduite de cérat, de la charpie, et on soutient le tout par un bandage disposé de manière à main- tenir jusqu’à la guérison les parties dans la position dans laquelle on vient de les placer. Un des accidens consécutifs commun à la suite des plaies non péné- trantes des parois de l’abdomen, est, ainsi que nous l’avons dit, la her- nie. Le lieu qui a été le siège de la plaie a souvent beaucoup moins de force que les autres, même lorsqu’elle est parfaitement eicatrisée, et la cicatrice permet alors aux viscères abdominaux de former là une her- nie. Cet accident arrive surtout quand la plaie est située au dessous de l’ombilic. II est très-fréquent chez les hommes robustes et livrés à une profession fatigante. On prévient cette comjdication consécutive des plaies non pénétrantes de l’abdomen, en conseillant aux blessés, après la guéri- son de ces sortes de plaies , de porter constamment, ou au moins pendant très-long-temps , un bandage qui puisse suppléer au défaut de résistance de cette partie d,es parois abdominales. Quant à l’hémorrhagie qui complique les plaies non pénétrantes des parois de l’abdomen par armes tranchantes. elle n’est pas Ires-grave, parce que l’œil peut toujours découvrir le vaisseau d’où s’écoule le sang. Si l’écoulement est peu considérable, et qu’il ait lieu seulement par des vaisseaux d’un petit calibre, il suffit très-souvent du simple rapprochement des bords de la plaie pour le suspendre; dàns le cas contraire, et si le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21513089_0468.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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