Traité théorique et pratique des blessures par armes de guerre : régigé d'après les leçons cliniques de M. le baron Dupuytren .. / et publi é sous sa direction par MM. les docteurs A. Paillard et Marx.
- Guillaume Dupuytren
- Date:
- 1835
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité théorique et pratique des blessures par armes de guerre : régigé d'après les leçons cliniques de M. le baron Dupuytren .. / et publi é sous sa direction par MM. les docteurs A. Paillard et Marx. Source: Wellcome Collection.
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![quand aucun vaisseau considérable n’a été divisé , il no se fait point d’é- j)ancheinent sanguin ni alimentaire, mais le contraire a lieu quand la plaie a une certaine étendue. Au reste , les rapports de la plaie de l’estomac avec celle des parois abdominales et leurs dimensions respectives, font varier la manière dont ces épanchemens se forment, et les suites qu’ils peuvent avoir. Quand la jilaie extérieure est très-large, que la plaie do l’estomac n’a que les dimensions nécessaires pour laisser échapper les matières qu’il contient, et que ces plaies sont voisines et parallèles , les matières alimen- taires et le sang, au lieu de s’épancher au dedans, s’écha{)pent au dehors en grande partie , et l’on voit sortir par la plaie extérieure des substances semblables à celles qui sont rejetées par les vomisseraens. Lorsqu’au con- traire la plaie extérieure est petite , et la ])laie du viscère grande, l’épan- chement a lieu , ce qui développe une péritonite promptement mortelle. Si l’estomac était vide d’alimens au moment de l’accident, et s’il était seu- lement distendu j)ar des gaz , ceux-ci se répandent aussi dans l’abdomen , etiu’oduisentune tympanitequi est suivie très-souvent aussi d’une péritonite. SMa plaie de l’estomac est assez petite pour ne pas j)ermeltre aux ma- tières de s’échapper en grande quantité, mais seulement par petites por- tions , il arrive que les parties voisines contractent des adhérences entre elles et avec les parois abdominales , de manière à circonscrire l’é|)anche- ment dans un petit espace. Cet épanchement devient la source d’un abcès qui se vide souvent parla plaie extérieure ou bien dans tes environs. Cette terminaison si heureuse est rare, et se remarque bien moins souvent quand il s’agit d’un épanchement alimentaire que d’un épanchement sanguin. Quand l’estomac blessé par une arme tranchante ne se présente pas à l’ouverture faite aux parois de l’ahdomen , il n’y a presque rien à ajouter au traitement des plaies pénétrantes de l’ahdomen que nous avons décrit, si ce n’est qu’il faut insister avec beaucoup plus de persévérance encore, sur tous les moyens de prévenir l’inflammation de l’estomac et du péritoine, et prescrire non seulement l’abstinence complète des alimens , mais aussi celle des boissons, dont on doit redouter le passage dans la cavité du pé- ritoine. Plus tard on supplée à la nécessité des alimens, jusqu’à ce que la guérison soit complète, par des lavemens d’abord émolliens et ensuite nourrissans. Lorsque, malgré tous les moyens emj)loyés, il se forme un épanchement rapide et considérable de matières alimentaires ou de sang, le blessé périt ordinairement en trop peu de temps pour que Ion puisse oj)poser à son mal les secours de la chirurgie. Mais lorsque cet épanche- ment est circonscrit, il faut, après avoir employé tous les moyens connus })Our modérer l’inflammation dont il est l’occasion, procurer de bonne heure une issue aux liquides épanchés, afin d’éviter les accidens qui ré- sulteraient de l’ouverture de l’abcès dans la cavité du péritoine. Lorsque l’estomac blessé fait hernie à travers la plaie de 1 abdomen, on j)eut agir directement sur lui. Si l’ouverture est très-petite, on n’a pas plus à craindre d’épanchement que dans le cas de plaies ]>roduites par des armes piquantes. Ces plaies étroites se réunissent d’elles-mêmes. On impose seulement au malade une diète sévère , et on combat l’inflammation par les moyens usités. On pourraitdonc réduire sans danger l’estomac dans le ven- tre. Mais quand la plaie est un peu étendue (1), il faut avoir nécessaire- (1) Boyer dit quand elle a plus de quatre lignes, pour l’eslomac comme pour les in- testins Ônlira avec beaucoup d’intérêt tout ce qui est relatif aux plaies de l’estomac et des intestins dans l’ouvrage de M. Joborl de Lamlalle. {Noie des Rédacteurs. )](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21513089_0490.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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