Sur la production de tumeurs épithéliales dans les nerfs / par V. Cornil.
- Victor André Cornil
- Date:
- 1864
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Credit: Sur la production de tumeurs épithéliales dans les nerfs / par V. Cornil. Source: Wellcome Collection.
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![cette dégénérescence, tantôt dans toute l’épaisseur du nerf, tantôt seulement dans sa partie périphérique. Les faisceaux primitifs de tubes nerveux, dissociés et écartés par cet épaississement du névrilème, conservaient leur coloration blanche habituelle. Par la pression ou par le raclage, on obtenait, sur la surface de sec¬ tion des parties dégénérées du névrilème, un liquide ténu, peu abondant, légèrement louche. Ce liquide, examiné au microscope, montrait un grand nombre de noyaux et de cellules. Les noyaux, ovalaires ou arrondis, à nucléole brillant, mesuraient de 0mm,00ô à 0,009; les cellules étaient qietites, le plus souvent rondes ou polyédriques à angles mousses, mesurant en moyenne de 0,007 à 0,012. Un petit nombre seulement d’entre elles arrivaient à un diamètre de 0,016 (lig. Zi). En examinant des coupes minces de ces nerfs (ce qu’on pou¬ vait faire à l’état frais, vu leur dureté squirrheuse), on s’assurait que les cellules du liquide obtenu par le raclage provenaient de petites cavités ou alvéoles (G, fîg. K] creusées au sein du tissu cellulaire du névrilème. Ces cavités alvéolaires, en contact les unes avec les autres, séparées seulement par des faisceaux peu épais de tissu conjonctif, contenant lui-même des noyaux de tissu conjonctif et des capillaires, étaient sphériques ou ovalaires, ou polyédriques. Leur plus grand diamètre.mesurait de 0mm,030 à 0,060, et leur plus petit diamètre pouvait descendre jus¬ qu’à 0.016. Ces alvéoles étaient remplies par des cellules (Z', fîg. à) et par des noyaux qui n’ affectaient pas en général une disposition régulière par rapport aux parois de l'alvéole. Ces cavités étaient si petites en certains points, qu’elles ne pouvaient contenir, sur la partie enlevée par la préparation, que deux ou trois cellules. Cette structure des parties transformées du névrilème était exactement la même dans tous les névromes des trois observa¬ tions de squirrhe du sein, et la même aussi que celle des autres tissus examinés (ganglions lymphatiques, tissu cellulaire, plèvre, péritoine, etc.). La petitesse des cellules et des alvéoles s’y mon¬ trait comme un caractère constant.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30566575_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


