Plaies pénétrantes intrapéritonéales de la vessie : (expériences relatives à leur traitement par la laparotomie et la cystoraphie) / par E. Vincent.
- Vincent, Eugène, 1843-
- Date:
- 1881
Licence: Public Domain Mark
Credit: Plaies pénétrantes intrapéritonéales de la vessie : (expériences relatives à leur traitement par la laparotomie et la cystoraphie) / par E. Vincent. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
18/45 (page 13)
![sabilité de cet échec au défaut de la suture. S’il en est ainsi, on juge donc la suture utile, sinon nécessaire. Le cas de Willett ne plaide pas contre la suture vésicale en général, mais bien contre la suture vésicale mal faite; il plaide pour la suture vésicale bien faite et, par suite, il constitue un argument défavorable à ceux qui, invoquant le succès de Walter, préconisent la laporotomie sans suture de la vessie. Bartels nous apprend que l’incision des parois abdominales a été faite dans cinq cas (dont deux sont probablement identiques] de collec- tions urinaires extrapitonéales diagnostiquées comme telles et que le but désiré, la guérison ne fut malheureusement obtenu qu’une seule fois. Il y a peu de temps, la question du traitement des déchirures de la vessie a été remise en discussion, en Angleterre, à l’occasion d’un nouveau fait de laparotomie, celui de Heath, qui est la troisième opé- ration de ce genre pratiquée pour un épanchement avéré d’urine dans le sac péritonéal. Il s’agissait d’un ouvrier âgé de quarante-sept ans, qui avait été jeté violemment à terre dans une rixe. Christopher Heath posa le diagnostic d’une rupture de la vessie. Quarante heures après l’accident, il exécuta la laparotomie, comme l’avait déjà fait Willett, en 1876. Il eut soin de clore la déchirure, qui était située à la partie supérieure de la paroi postérieure de la vessie et avait la direction du grand axe de l’organe. Il fit une suture continue au catgut. Après avoir nettoyé la cavité périto- néale de l’urine et des caillots de sang, il réunit la plaie de l’incision abdo- minale, à l’exception de l’angle inférieur, où il plaça un tube à drainage. L’opération se termina par la mise à demeure d’une sonde dans l’urèthre. Le blessé rendit par la sonde de l’urine exempte de sang; mais, le qua- trième jour, ce liquide redevint sanglant ; puis la péritonite éclata, et enfin la mort survint le sixième jour après l’accident. On trouva, à l’autopsie,que l’angle inférieur de la déchirure vésicale s’était réouvert, Il y avait 6 onces de sang noir, fétide, dans une poche recto-vésicale du péritoine i. L’insuccès de cette opération s’explique, ce nous semble, comme celui de Willett, surtout par le retard volontaire ou forcé qu’on a mis à la pratiquer et, en partie, aussi je ne nie point, par la défection de la suture vésicale. Cela ne constitue pas un argument contre l’opé- ration, mais contre la temporisation et les mauvaises conditions de la suture. Donc, il faut opérer vite et suturer mieux. En général, la 1. Heath Christopher, On the diagnOsis and treatment of rupture lladder (Média chir. Trans., vol. 62, p. 335, et Royal med. and chir. Soc,, febr. Ho ; Lancet march 1 j Med. Times and Gaz., march 15, 1879).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22378522_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)