De l'imperméabilité de l'épithélium vésical : thèse présentée à la Faculté de médecine de Strasbourg et soutenue publiquement le mardi, 19 novembre 1867, à 3 heures, pour obtenir le grade de docteur en médecine / par Joseph-Jules-César Susini.
- Susini, Joseph Jules César.
- Date:
- 1867
Licence: Public Domain Mark
Credit: De l'imperméabilité de l'épithélium vésical : thèse présentée à la Faculté de médecine de Strasbourg et soutenue publiquement le mardi, 19 novembre 1867, à 3 heures, pour obtenir le grade de docteur en médecine / par Joseph-Jules-César Susini. Source: Wellcome Collection.
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![rainertunie de la bouche, se maintenant pendant un temps assez long. Si l’absorption était possible, il est évident que quelques grammes au moins de la solution auraient été introduits dans la circulation : le gramme de celle-ci correspondant à 0 gr. 026 environ d’iodure de potassium, il aurait fallu peu de liquide pour compléter les 0 gr. 25, et nous aurions, sans aucun doute, ressenti les effets déterminés dans notre épreuve d’essai. 7 avril, midi 1/4. — Après avoir vidé la vessie, nous y avons injecté, cette fois-ci, une solution de 6 gr. d’iodure de potassium dans ISOgr. d’eau distillée et chauffée à 30 centigrades. Les mêmes précautions ont été ])rises, et à 5 heures 1/2 nous avons expulsé le liquide, par l’inter- médiaire de la. sonde; aucune odeur particulière ne se dégageait du réci- pient; un lavage a été fait comme dans la précédente opération. Nous n’avons encore éprouvé aucune sensation d’amertume. Toutefois de faibles traces d’iodure pouvant se trouver dans la salive sans produire ])our cela l’amertume caraetéristique, neus avons voulu vérifier par tous les moyens possibles, si effectivement l’absorption n’avait pas lieu. Dans ce but, nous avons conservé la salive que nous rendions, et au bout de trois heures, nous l’avons mêlée à un peu d’empois d’amidon; de l’acide azotique étendu ayant été versé, goutte à goutte, dans ce mélange, il ne s’est produit aucune coloration bleue; et pourtant elle se serait infaillible- ment montrée, pour peu qu’il y eût eu d’iodure de potassium dans la sa- live. Ici non plus il n’y a pas eu d’absorption, malgré les 6 gr. employés. 19 avril. —- L’expérience a été commencée à midi et demie; la solu- tion injectée était de lOgr. d’iodure de potassium dans 150 d’eau, toujours ])orlée à la température de 30 centigrades ; la sonde a été un peu retirée <ie manière h ce que 1e bec seul fût à l’embouchure du canal avec le ré- servoir, et un peu d’eau à la même température a été introduite, pour la- ver cet instrument; de cette façon, nous avions tout lieu de croire que la muqueuse uréthrale ne serait pas mise au contact d’une partie de la solu- tion, et ne deviendrait pas ainsi une cause d’erreur. A 2 heures 3/4, nous avons retiré le liquide. Aucun effet n’a été produit sur les glandes sali- vaires, aucun symptôme de céphalée ne s’est manifesté. Nous avons pro-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22327198_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


