Recherches expérimentales pour servir à l'histoire de la vitalité propre des tissus animaux : thèse présentée à la Faculté des sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur ès sciences naturelles / par Paul Bert.
- Paul Bert
- Date:
- 1866
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Credit: Recherches expérimentales pour servir à l'histoire de la vitalité propre des tissus animaux : thèse présentée à la Faculté des sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur ès sciences naturelles / par Paul Bert. Source: Wellcome Collection.
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![tilité sont conservées. Aussi la science est-elle aussi pauvre en résultats pour cette propriété que pour les précédentes. Outre ce que nous avons dit en parlant de celles-ci, on sait encore que l’action du froid ou d'une température très-élevée, que le contact direct de l’éther, du chloroforme, de la morphine, de la nar- céine, etc., suppriment momentanément l’impressionnabilité du nerf sensitif. On pourrait obtenir de bons résultats d’expériences dans lesquelles la patte d'une grenouille isolée par une ligature serait soumise à des agents divers; on pourrait constater ensuite si, la motricité nerveuse et la contractilité musculaire persistant, la sensibilité cutanée et la conductibilité centripète des nerfs seraient suspendues ou môme (et l’on s’en assurerait en relâchant la ligature) si elles auraient définitivement disparu. On sait que les nerfs moteurs conservent leur propriété après que la sensibilité ou que les propriétés des centres nerveux ont disparu, et que cette propriété se perd avant la contractilité mus- culaire. Elle diminue progressivement après la séparation des centres, au contraire de ce que nous signalerons dans la pro- priété des muscles [Faivre (1)]. Les expériences de M. Brown- Séquard (2) ont montré que le contact du sang oxygéné peut restituer au nerf sa propriété motrice bien longtemps après qu’il l’a perdue, lors môme que le muscle auquel il se rend a déjà subi la rigidité cadavérique. Celles de M. Vulpian, que nous avons rapportées à la page précédente, conduisent à la môme conséquence. Humboldt et J. Muller (3) ont fait voir que l’application de solutions d’opium ou de morphine sur le trajet d’un nerf détruit l’excitabilité de ce nerf sur le lieu môme de l’application ; la môme chose n’aurait pas lieu, selon Valentin (à), avec la strych- nine. L’action d’un violent courant électrique agit de même sur toute l’étendue du nerf. Enfin, la propriété d’agir sur le muscle est encore empêchée (1) Ann. des sc. nat., 4e série, t. XVI, 1861. (2) Journ. de pliysiol. de Brown-Séquard,1858. (3) Manuel de physiologie, trad. de Jourdan, t. 1, p 550. (4) Lehrbuch der Vhysiologie, t. II.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22339589_0035.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


