Volume 1
Nouveau système de physiologie végétale et de botanique : fondé sur les méthodes d'observation, qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organique, accompagné d'un atlas de 60 planches d'analyses / par F.V. Raspail.
- Date:
- 1837
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Credit: Nouveau système de physiologie végétale et de botanique : fondé sur les méthodes d'observation, qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organique, accompagné d'un atlas de 60 planches d'analyses / par F.V. Raspail. Source: Wellcome Collection.
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![274. Toutes les fois que cet organe s’est ofiert h l’observa- leur avec la forme que nous venons de décrire, il a pris le nom de paillette bicarinée, palea biearinata, expression qui ne dépassait pas les limites de la simple apparence et ne pénétrait pas jusqu’à la cause de l’accident; l’on n’avait pas poussé plus loin les analogies. 275î Mais on doit admettre comme une loi rigoureuse et sans exception, que toutes les fois qu’une paillette porte à sa base le pédoncule, si court qu’il soit, d’une fleur supérieure, la nervure médiane manque totalement, et que sa place est marquée par un vide membraneux, et cela quand la paillette n’a pas le moindre caractère d’une paillette btearinée, et qu’elle possède plus de deux nervures latérales ; dans ce cas, la paillette est invariablement parinerviée, parinervia, à l’opposé de l’autre paillette inférieure, dont les nervures, par la présence de la médiane, sont toujours en nombre im- pair (paillette iMPARiNERViiE, palea Imparinervin); or c’est là l’expression que nous avons adoptée , comme la seule qui convienne à cette généralisation. 276. Ainsi les P/iieum, ]es P halaris,les A grostis, etc., eniin une foule de genres à qui la description ancienne refusait des paillettes bicarinées, possèdent évidemment une paillette pot- rinerviée, qui, n’ayant pas supporté une compression dorsale aussi forte que celle des autres genres, ou même n’ayant eu à en supporter aucune, ne s’est point aplatie ni cannée sur ses bords. Mais sur la portion dorsale de chacune de ces paillettes parinerviées, quoique non bicarinées, on est sûr de trouver un pédoncule plus ou moins avorté, et souvent réduit à la dimension d’une glande nichée à la base de la paillette même. 277. Dans tous les genres , au contraire, oii la paillette su- périeure possède, comme la paillette inférieure, sa nernire médiane, qu’elle est imparinerviée comme celle-ci, on est sûr de ne pas rencontrer même la jilus petite trace d’un ru- diment de pédoncule : tels sont les genres Crypsis, Cinna^ Asprella^Oryza, Anthoçeanthum (pl. 19, fig. 13), etc,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21944842_0001_0156.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


