Volume 1
Nouveau système de physiologie végétale et de botanique : fondé sur les méthodes d'observation, qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organique, accompagné d'un atlas de 60 planches d'analyses / par F.V. Raspail.
- Date:
- 1837
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Credit: Nouveau système de physiologie végétale et de botanique : fondé sur les méthodes d'observation, qui ont été développées dans le nouveau système de chimie organique, accompagné d'un atlas de 60 planches d'analyses / par F.V. Raspail. Source: Wellcome Collection.
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![Qu’cst-ce qu’un végétal? Il est plus facile de le dé- crire que de le définir. En général, chacun peut dire ce qui le distingue, personne ne saurait révéler ce qni le sépare. Il est pins aisé de voir où finit le règne, que de découvrir où il commence ; et lorsqu’on arrive sur les limites des deux règnes, h L’éponge et à l'hydre, verte, il n’est presque plus possible de s’orienter. Linné avait cherché à distinguer les végétaux des animaux, en ce que, disait-il, les végétaux croissent et vivent, et que les animaux croissent, vivent et sentent. Mais qu’est-ce que la vie sans la sensibilité? Qu’est-ce que la croissance sans la vie? Ces différences ne sont donc que nominales. Qui oserait, du reste, refuser au végétal la sensibilité qu’on accorde au polype d’eau douce? L’exemple des oscil- latoires, de la sensitive, est devenu une réfutation banale de cette supposition. II ne serait pas plus heureux d’établir en principe que le végétal est attaché au sol, privé de locomotion; taudis que l’animal jouit du privilège de se dé])lacer selon ses caprices. L’huître est attachée au rocher qui l’a vue naître; les grands polypiers à rameaux calcaires sont des grands arbres atta- chés au sol que couvre la mer ; et leurs petits polypes, quand ils se meuvent, semblent plutôt s’épanouir comme une fleur qui se réveille, et se contracter comme un bouton qui se referme, que se déplacer par une réelle locomotion. D’un autre côté, la lentille d’eau, cette miniature d’une plante, cette plante réduite à sa plus simple expression, à une feuille et ù une racine, flotte libre sur les eaux douces, emportant avec elle, en sc déplaçant, tout ce qui lui est néces- saire pour végéter, croître, se propager à l’infini, et sc repro- duire en cessant de vivre. Cependant, puisque les êtres organisés sont susceptibles de se classer dans l’un ou l’autre règne, sans choquer aucune do nos idées et sans nous exposer à de grandes méprises, il fau t bien qu’Uexisle, enU'oçcs deux ordres de créations, des différences*](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21944842_0001_0045.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


