Mémoire sur les intoxications chirurgicales : lu à l'Académie des sciences, le 10 décembre 1866 / par M. le dr Maisonneuve.
- Maisonneuve, Jacques Gilles, 1809-1897.
- Date:
- 1867
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Credit: Mémoire sur les intoxications chirurgicales : lu à l'Académie des sciences, le 10 décembre 1866 / par M. le dr Maisonneuve. Source: Wellcome Collection.
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![— 20 — sorbée clle-mèine, comme cela se voil chaque jour dans les iujeeiions hypodermiques, ou bien que les liquides exsudés autour d’elles, continuaiiL à vivre, s’organisent en membrane, de manière à lui constituer une sorte de kyste, comme cela se voit autour des balles, des morceaux de verre, etc., ou bien enfin qu’elle puisse cheminer au milieu des tissus vivants sans déterminer d’accident grave et sortir mécani([uement, comme cela est fréquent pour les aiguilles. 2° Si la substance étrangère est de nature à neutraliser la vie dans les tissus qu’elle touche, sans toutefois déterminer leur putréfaction, comme cela a lieu dans l’introduction des flè- ches causiiques; autour du corps étranger, il se fait une exsuda- tion plastiquequi remplit les interstices celluleux et s’étend à une certaine profondeur (engorgement). La couche deliquide et les tissus les plus immédiatement en rapport avec la substance caustique meurent sans se ])utréficr, conservent avec les tissus sains une connexion intime et constituent une couche épaisse et imperméable qui protège môme ceux-ci, comme une sorte de tégument artiliciel, contre le contact des substances toxiques ou putrides. .Mais ce contact d’un corps organique mort au sein des tissus vivants provoque une autre série de phénomènes; autour de celle partie privée de vie, il se fait d’abord dans l’épaisseur des tissus vivants périphériques une exsudation plastique dont les molécules les [)lus profondes s’organisent, tandis que les plus superflcielles s’allèrent et deviennent purulentes. Ce licpiide nouveau isole le corps étranger et favorise son expulsion par un mécanisme ({u’il est inutile d’exposer ici. Voilà donc le pus formé dans la profondeur des tissus vivants hors du contact de l’air, mais autour d’une partie organique morte. Dans le cas que nous venons de citer, la mortilicalion de la subslance organicpie dont la jirésence sollicite la (orma](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22332054_0031.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)