Mémoire sur les intoxications chirurgicales : lu à l'Académie des sciences, le 10 décembre 1866 / par M. le dr Maisonneuve.
- Maisonneuve, Jacques Gilles, 1809-1897.
- Date:
- 1867
Licence: Public Domain Mark
Credit: Mémoire sur les intoxications chirurgicales : lu à l'Académie des sciences, le 10 décembre 1866 / par M. le dr Maisonneuve. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
5/36 (page 5)
![on voit aussitôt se produire une double série de pliéiioniènes (jiii consistent, d’une part, en ce qu’un certain nombre des élé- ments de l’organisme, et surtout de ses éléments liquides, s’échappent au dehors; d’autre part; en ce que diverses sub- stances étrangères s’introduisent directement dans son inté- rieur, sans choix, comme sans préparation préalable. Au premier groupe se rapportent surtont les hémorrhagies, qui ont si longtemps préoccupé les chirurgiens d’autrefois. Au second appartiennent les intoxications. De tout temps les chirurgiens ont connu les plaies dites em- poisonnées. Les plus anciennes traditions mentionnent les mor- sures de vipère, de scorpion, de guêpes, etc. Ces données, en traversant les âges, ne se sont point afhnblics; elles ont au contraire été corroborées par une multitude d’observations nouvelles sur le charbon, sur la morve, sur la rage, sur les pi(|ûres anatomiques, etc. Nous croyons donc inulilc, en présence de ces faits innom- brables et si généralement connus, de chercher à démontrer cette proposition acceptée de tous: que la plus petite ])iqùre, que l’érosion la plus légère suffit souvent pour donner pas.sage aux poisons les plus redoutables. Mais, tandis que l’intoxication était si généralement admise comme cause essentielle des accidents consécutifs à tout un groupe de blessures, où le poison (il est vrai) était évident et |)alpable, il ne vint à la pensée d’aucun chirurgien, avant l’époque contemporaine, de s’enquérir si les accidents si fré- quents et si graves que l’on voit survenir après les autres lésions traumatiques, et surtout après les plaies d’opérations, ne re- connaissaient ])as une cause analogue; et plutôt que de recher- cher s’il ne se produisait pas, à la suite de ces blessures, quel- {pie substance toxique, dont l’absorption eût expliqué si facilement tous les désordres, ils se jetèrent comme à plaisir](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22332054_0007.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)