Licence: In copyright
Credit: Maladies de la mamelle / par Amédée Baumgartmer. Source: Wellcome Collection.
59/360 page 51
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![de l'infeclion puerpérale, exceplion l’aile des périodes d’activité physiologique (ju’elle traverse, est une des moins souvent atteintes dans les septicémies, une de celles où se localisent le plus rarement les microorganismes charriés dans le sang. Ces microorganismes passent du sang dans le lait, ainsique le montrent les observations déjà citées de llenning et de Roger (abcès métastati(jues du sein consécLitir à une lièvre typhoïde), d’Escherich (1) (mammite consé- cutive à une lièvre puer])érale), de Colin (2) (streptocoques et sta- phylocoques dans le lait d’une nourrice en proie à une infection puerpérale). L’élimination des microbes chez la femme atteinte d’un foyer infectieux se fait par le lait, comme elle a lieu par l’urine. Les mammites se produisent toujours en même temps que d’autres suppurations; elles sont surtout fréquentes si la glande présente à ce moment une activité physiologique spéciale; il en est ainsi, par exemple, des femmes enceintes qui font une grande infection éber- thienne, ou des jeunes lilles au moment de la puberté. Le plussouvent ces mastites sont bilatérales : tantôt les deux seins sont prissimultanément, tantôU’unestprisaprèsrautre. Ellesévoluent d’ordinaire rapidement vers lasuppuration. Aucoursdeso/*c///ons, on voit se produire, rarement d’ailleurs, des mastites, dues à la locali- sation de l’infection ourlienne sur les glandes mammaires; elles pré- sentent la même particularité que les parotidiles et orchites de même nature, c’est-à-dire l’absence de suppuration. Par contre, elles peuvent entraîner l’atrophie de l’organe. On les a observées chez l’homme comme chez la femme. \y. Mastite de T allaitement, — ÉTIOLOGIE. — Comme le disent Lecène et Lenormant (3), cette dénomination est préférable à celle de mastite puerpérale, qui laisse subsister une équivoque. Je crois que la mastite puerpérale doit s’entendre, comme la mastite typhique ou la mastite ourlienne, à savoir la localisation sur la glande mammaire d une infection puerpérale, et comprendre une infection d’origine sanguine; tandis que sous le nom de mastite de l’allaitement, il ne faut voir que le rapport entre une infection du sein et une époque de 1 activité lonctionnelle de la glande, et non pas une indication sui 1 origine de 1 infection. D’ailleurs, le mécanisme de l’infection dans la mastite de l’allaitement est précisément tout difierent de celui de la mastite puerpérale, puisiiu’il ne s’agitplus d’une infection générale, se localisant sur le sein, mais d’une infection (|ui atteint primitivement le sein. Ailet (4), qui a étudié spécialement \amaslitc de la grossesse, note (1) EscniîniCH, Forlschrille der Med., 1885, n°s .8 cl 8. P*?’ für Gebiirlshunde and Giinæliolofiie, Ilcfl 1'. 1886. (3) Lkciî^e cL Lknohmant, loc. cil., p. 7. (4) Ailkt, Thèse de Paris, juin 1909.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28094177_0059.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)