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Credit: Maladies de la mamelle / par Amédée Baumgartmer. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![• qu’elle esl rare, comparée à celle qui surviciil après la naissance de l’enranl. Cette mastile survient surtout dans les trois derniers mois. En réalité, elle devrait être décrite dans un chapitre à part, car sa pathogénie est fort diverse; si la lynq)hangitc du sein et la galac- tophorite peuvent être dues à des traumatismes, crevasses, eczéma du mamelon, et reconnaitre une pathogénie analogue à celle (]ue nous allons étudier, il est certain, comme dit Bar, qui a inspiré le travail d’Ailet, que ces mammites de la grossesse viennent en géné- ral par infection sanguine; elles sont « la manifestation locale d’une maladie générale, pour lacjuelle elles constituent des ahcès de lixa- lion ». 11 en était ainsi dans le cas de Roger et Margarat (1), où une mammite non suppurée survint au cours d’une fièvre typhoïde chez une femme enceinte. La mastite de Vallailemenl est/a plus fréquente de lotîtes ; c’est là un fait d’observation courante. Bryant, Nunn, Billroth avaient remarqué que, sur 230 cas de mastile, 183 s’étaient développées pendant la lactation, 13 pendant la grossesse et 34 à d’autres moments; Martin, sur 150 abcès du sein, en a vu 140 se développer après l’accou- chement; Tillaux en a observé 171 sur 205; W’inckel donne un chilTre plus frappant encore : sur 50 cas, dans un seul la femme ne nour- rissait pas. Ouelle est maintenant la proporlion de mastites par rapport au nombre de femmes (pii accouchent ? Ce nombre, qui va en diminuant à mesure que les idées d’hygiène et de prophylaxie sont mieux accueillies et mieux mises en pratique, ce nombre est encore rela- tivement considérable. Il est difücile (rindi([uer à ce point de vue un chiffre moyen : les statistiipies fournissent des résultats très variables. Winckel, Kœhler donnaient une proportion de 0 p. 100 de femmes accouchées ; il est vrai qu’il s’agit d’il y a vingt ans. Lecène et Lenormant, en donnant la proporlion de 4 à 5 p. 100, indiquent que ce cliiiïre serait trop fort aujourd’hui. Tarnier, à la clinique d’accouchements, avait observé, du novembre 1888 à la fin de 1889, 4 abcès mammaires sur 1 235 accouchements, soit 0,32 p. 100. Vers la (in de celte année, il perfectionna son traitement préventif; aussi du C janvier 1890 au juin 1891, il ne constata que 3 abcès sur 1 727 accouchements, soit 0,18 p. 100; du D‘’juin 1891 au 10 juin 189i, 4 000 accouchements, pas un abcès, f'aut-il dire qu’il s’agit là de malades à (jui l’on fait subir un traite- ment préventif lequel n’est que rarement suivi quand les femmes restent chez elles, que Tarnier ne considère que les premiers jours j)(jsI partum, qu’il n’a pas revu ses accouchées plus tard à une épofpie où les abcès, nous le verrons, ne sont pas rares; qu’enfin il ne compte que les abcès collectés et non les mammites aiguës en (1) HofiF.n et MAïuiAiîAT, Montpellier médical, sept. 1G09.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28094177_0060.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)