De la mastite au carcinome : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 15 juillet 1905 / par Louis Guérin.
- Guérin, Louis, 1879-
- Date:
- 1905
Licence: In copyright
Credit: De la mastite au carcinome : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 15 juillet 1905 / par Louis Guérin. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
24/36 (page 24)
![n ~ Si CCS ubsci'valions ne sont pas sul'fisamiiieiil déinoiislra- livcs, il nous paraît, au contraire, que celle que nous avons mise eu tète de notre travail mérite qu’on s’y arrête un peu : cliniquemeut, nous avons à retenir (ju’un seul sein est })i‘is, envahi ])ar des nodosités irrégulières, dures et doulouieuses, qu il y a eu un écoulement par le mamelon, i]on de sang pur, mais de sang mêlé ci du pus mal lié (note du médecin trai- taid), (pi il y a eu de radénojiathie. On étail donc plus fondé, cliniquement, à jienser à une maslile chronique. Et l’anato- mie jiathologiipie n’a })as intirmé ce diagnostic, car il y avail de la mastite chroniipie mais elle l’a complété malheureuse- ment dans un sens ipii change totalement le pronostic. Et ce (pi’il y a de particulièrement intéressant à signaler, c’est qu’il esl |)ermis sni' cette pièce de suivre tous les intermédiaires, de la mastite chronique au carcinome : dans la partie la plus éloignée du noyau carcinomateux principal, on ne voit guère que de la mammite chronique à forme fibreuse, avec atrophie des tubes glandulaires ; en d’autres points, les acini glandu- laires ont vu proliférer leurs cellules, et on a de l’adénome ; un peu plus loin, on trouve les lésions de l’épithéliome typi- que, qui se mélangent peu à peu avec les lésions de l’épithé- liome atypique qui les envahissent progressivement. La question à débattre est celle-ci : y a-t-il vraiment trans- formation maligne de la mastite chronique, ou bien s’agit-il simplement d’un accident d’évolution, d’une coïncidence for- tuite. Encore faudrail-il que celte coïncidence soit vraiment surprenante, qui poi‘melli‘ail la coexistence sur le même sein de lésions de mastite chronique, d’adénome, d’épithéliome typique et de carcinome. La disposition même des lésions, et leur marche envahissante du carcinome vers la mastite, en passant par les intermédiaires d’épilhélioma typique el d’adé- nome. ne semblent-elles pas devoir nous faire conclure qu’il y a là autre chose qu’une coïncidence, (]u’il y a vraimeni un»'](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22421166_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)