Volume 1
Histoire universelle, de Jacques Auguste de Thou / depuis 1543. jusqu'en 1607. Traduite sur l'édition latine de Londres.
- Jacques Auguste de Thou
- Date:
- 1734
Licence: Public Domain Mark
Credit: Histoire universelle, de Jacques Auguste de Thou / depuis 1543. jusqu'en 1607. Traduite sur l'édition latine de Londres. Source: Wellcome Collection.
17/880
![PREFACE. vij û> Sallufte, Tacite, ôc autres anciennes lumières de Thiftoi- 05 re Latine, 3:» Malgré ces éloges, comme de Thou avoir parlé fort librement des Papes Jule II, Paul III ôc Jule ÏII, ainfi que de la légation du cardinal Caraffe, il fut fort inquiet du luccès de fon hiftoire^en ce payis-là. « Je vous Ibid. p. 123* M prie [écrit-il à Chriftophle du Puy, qui étoit alors à Ro- 35 me auprès du cardinal de Joyeufe] de recueillir fpigneu- « fement ce que vous en entendrez dire, afin que sll y a quelque chofe en quoi je puiffe fatisfaire ( la vérité ÔC la 35 dignité de la France fores) aux elprits de delà, je ni effor- 35 ce de leur donner contentement en la prochaine édition 85 qui fe commence déjà.Il y en a bien d’autres, qui «5 pour autres refpeâs m’ont voulu abîmer par deçà ; mais 35 fa Majefté m’a défendu jufques ici, ôc l’approbation publique 35 quelle a faite de l’oeuvre, a fait ceffer les clameurs de beau- 35 coup de malveillans. 55 Il écrivit en même-tems au cardinal de Joyeufe, ôc lui pie^er^^om^ manda qu’il y avoit deux endroits dans fon hiftoire, aux- quels il n’avoit point fait attention que depuis quelle avoit été imprimée ; l’un fur la fin du quatrième livre, ôc l’autre au commencement du cinquième. Il avoua que quoiqu’il eût tiré ces endroits de livres publiés en Italie , il auroit voulu ne les avoir point inférés dans fon hiftoire, à caufe de « la reverence du Saint Siège, en laquelle, dit-il, j’ai toû- 35 jours vécu ôc veux mourir, eftimant que les mœurs ne nous 35 doivent jamais empêcher de rendre l’obéiflance que nous 35 y devons pour la dodrine ôc la difcipline. 55 Ces endroits lui furent en effet très-reprochés à Rome, auffi-bien que ce qu’il avoit dit de Charle du Moulin ce fa¬ meux Jurifconfuhe François. Mais l’objedion qui parut l’embaraffer le plus, fut celle qu’on lui fit par rapport aux](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30413011_0001_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


