Traité pratique des maladies des femmes hors l'etat de grossesse : pendant la grossesse et après l'accouchement / par Fleetwood Churchill ... tr. de l'anglais par les Docteurs Wieland et Dubrisay.
- Fleetwood Churchill
- Date:
- 1874
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Credit: Traité pratique des maladies des femmes hors l'etat de grossesse : pendant la grossesse et après l'accouchement / par Fleetwood Churchill ... tr. de l'anglais par les Docteurs Wieland et Dubrisay. Source: Wellcome Collection.
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![intenses. J'en ai vu plusieurs exemples, et cela dans des cas où positi- vement il n'y avait jamais eu de rapports sexuels. [[ L'opinion qui consiste à regarder le vaginisme comme une contrac- tion réflexe du canal vaginal, est celle qui est aujourd'hui admise par le plus gra^îd nombre des médecins. Voici à ce sujet quelques-unes des conclusions de l'excellente thèse du docteur Visca (1), de Montevideo. « Le vaginisme est un état particulier des organes sexuels de la femme caractérisé surtout par la contraction involontaire et douloureuse du sphincter vaginal, de tout le vagin souvent et parfois de plusieurs plans musculaires du périnée et de de l'excavalion pelvienne. « Le spasme vaginal est toujours un état secondaire symptomatique de lésions diverses de l'appareil génital de la femme, son expression pa- Ihogénique se réduit à une action réflexe; le vaginisme essentiel ne saurait être admis. » Comme on le voit par l'énoncé qui précède celte contracture, qui cons- titue le spasme est de nature réflexe; voici comment nous devons nous rendre compte de ce phénomène : Quand il existe une lésion quelconque de la vulve ou du vagin, les nerfs sensidfs sans cesse excités transmettent vers les cellules postérieures de la moelle auxquelles elles aboutissent, une excitation qui se réfléchit vers les cellules antérieures ou motrices. De ces dernières naissent les nerfs moteurs qui déterminent alors dans les fibres musculaires auxquelles ils se distribuent une contraction involontaire et permanente, l'excitation durant elle-même sans interruption.]] 8 II. — Symptômes. Quelquefois, au moins pendant un temps, la santé générale n'est que fort peu modifiée : l'irritation est toute locale, mais les autres fonctions s'accomplissent régulièrement, et la malade reste en bon état. Il n'en est pas toujours ainsi : j'ai vu des cas où, sous l'influence de cette irritation de la vulve, le sommeil était troublé, les fonctions de l'estomac se déran- geaient; peu à peu survenait de l'amaigrissement, et tout l'organisme se trouvait dérangé. Il y a un autre symptôme très-fréquent et très-ennuyeux, c'est l'irrita- bilité excessive de la vessie, caractérisée non-seulement par des besoins fréquents d'uriner, mais par une sorte de ténesme vésical. Cet accident est quelquefois poussé au point de troubler le repos des malades. J'ai acquis la certitude que ce symptôme n'est que le résultat, par action ré- flexe, de la vaginite; et la preuve, c'est qu'il disparaît dès que la vaginite est guérie. (l)Msc;i, Du v'ujinisme. Tlit'Sf, 1870.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21046414_0170.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)