Traité pratique des maladies des femmes hors l'etat de grossesse : pendant la grossesse et après l'accouchement / par Fleetwood Churchill ... tr. de l'anglais par les Docteurs Wieland et Dubrisay.
- Fleetwood Churchill
- Date:
- 1874
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Credit: Traité pratique des maladies des femmes hors l'etat de grossesse : pendant la grossesse et après l'accouchement / par Fleetwood Churchill ... tr. de l'anglais par les Docteurs Wieland et Dubrisay. Source: Wellcome Collection.
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![inflammation de la vulve au vagin. Les habitudes de la malade, les condi- tions générales de son existence, favoriseront plus ou moins l'une ou l'autre de ces causes. [[ Je dois encore citer le contact du pus blennorrhagique, d'où la dis- tinction en vaginite simple et vaginite blennorrhagique. Cette distinction est admise par MM. Courty, Nonat, West et Alp. Guérin. La première résulterait des causes précédemment énumérées par l'auteur, tandis que la seconde serait toujours le résultat d'un coït impur. ]] § II. — Symptômes. La malade éprouve d'abo-rd une sensation de chaleur, de cuisson, de plénitude dans le vagin, suivant le degré d'inflammation; quelquefois elle éprouve en même temps de violentes démangeaisons dans les parties extérieures. Avec le temps, les symptômes augmentent: elle ressent de la douleur, une pesanteur dans les parties, de la roideur et de la tension^ comme si la membraue muqueuse du vagin était tuméfiée. Si l'inflamma- tion est très-prononcée, la pesanteur augmente, la douleur s'étend jusque dans les cuisses et peut se ressentir, par action réflexe, jusque dans la vessie. Très-souvent les symptômes seront tels qu'on soupçonnerait d'abord une sérieuse affection de l'utérus. Au début, il n'y a pas du tout d'écoulement; puis, pendant un jour ou deux la malade remarque la pré- sence d'un liquide plus ou moins abondant, clair, incolore, acide, parfois acre, lequel, en peu de temps, devient blanchâtre, puis verdâtre ou jaunâ- tre, d'une consistance plus épaisse; et ensuite aucun changement ne se produit jusqu'à ce que l'inflammation diminue d'intensité. Tyler Smith a démontré que cet écoulement est formé par des écailles épitliéliales au milieu d'un plasma acide. La couleur blanchâtre ou cré- meuse peut être due, soit à la présence d'une grande quantité d'écailles épithéliales, soit à la sécrétion alcaline qui se fait par le col utérin réagis- sant sur la sécrétion vaginale acide. Quand l'inflammation a duré quelque temps avec une certaine intensité, on trouve un mélange de globules de pus avec des débris d'épithélium. La douleur locale devient beaucoup moins vive quand l'écoulement est franchement établi. Si l'on peut examiner les parties au début de la maladie^ on trouve le calibre du vagin notablement diminué, et la membrane muqueuse tu- méGée et boursouflée. La chaleur et la tension sont considérables ; mais, ni avec le doigt ni au spéculum, on ne trouve de solution de continuité ù la surface de la muqueuse. Marc d'Espine (1) a examiné cent cas de vagi- nite, et les principales altérations portaient sur la coloration des tissus : tantôt la membrane était pâle, tantôt elle était rosée, d'autres fois unifor- mément rouge, d'autres fois encore tachetée et parsemée de points rou- geâlres. (I) Marc J)o<;i)iiio, Archives fjénéro.lcs de iné'Jecine, février 18-3C.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21046414_0174.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)