Traité pratique des maladies des femmes hors l'etat de grossesse : pendant la grossesse et après l'accouchement / par Fleetwood Churchill ... tr. de l'anglais par les Docteurs Wieland et Dubrisay.
- Fleetwood Churchill
- Date:
- 1874
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Credit: Traité pratique des maladies des femmes hors l'etat de grossesse : pendant la grossesse et après l'accouchement / par Fleetwood Churchill ... tr. de l'anglais par les Docteurs Wieland et Dubrisay. Source: Wellcome Collection.
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![avec le spéculum ; mais, à mon avis, l'existence constante de ces éro- sions n'est rien moins que prouvée, et je confesse donc que les symptômes locaux seuls sont impuissants à décider la question. L'écoulement par l'urèthre, quoiqu'il existe aussi, est beaucoup moins fréquent dans la leu- corrhée que dans la gonorrhée. Sur deux cents cas de gonorrhée, Ricord établit que huit fois sur douze l'urèthre était enflammé. [[ Donné (1) a admis que la présence de l'infusoire monadien qu'il a appelé Trichomonas vaginale (tig. 54), devait distinguer la leucorrhée blennorrhagique de la leucorrhée simple, mais on a admis depuis (2) que cet infusoire prend naissance toutes les fois que le mucus séjourne dans le vagin pendant un certain temps ; ce qui enlève à la préseQce de cet infusoire l'importance diagnos- tique que Donné lui avait attribuée. ^. .., ^ . ^ ^ ^ Fig. :)4. — Trichomonas du vagin, M. Robin a encore signalé dans la d'après Donné. vaginite qu'elle soit inflammatoire ou gonorrhéique, la présence de cryptogames qu'il a désignés sous le nom de Leptotrix, et qui se présentent sous forme de filaments courts et plus ou moins nombreux, soit rectilignes soit coudés. ]] Les ganglions de l'aine sont aussi beaucoup plus souvent enflammés dans la gonorrhée. Enfin, le caractère moral des malades vient en aide au médecin, jtisquà un certain point, pour se faire une opinion. Quant à la leucorrhée utérine aiguë, pour la distinguer de la vaginite il suffit d'examiner le col et le vagin. [Les Allemands et Cb. Robin ont ajouté un nouveau caractère aux symptômes qui distinguaient la leucorrhée vaginale de la leucorrhée utérine. Ils ont noté que, dans la vaginite, récouiement avait une réaction acide, tandis que, dans la leucorrhée utérine, il était alcalin. ] § V. — Traitement. Si la malade est d'une constitution pléthorique et que l'inflammation soit intense, il faut tirer du bras une certaine quantité de sang ou faire appliquer des sangsues à la vulve et prescrire ensuite des fomentations émollientes ; mais je dois dire que je n'ai jamais trouvé que la saignée fût indispensable, et que j'ai bien rarement fait usage des sangsues. Je touche les parties avec une solution de nitrate d'argent, depuis 10 grammes jusqu'à 30 grammes pour 100 d'eau, commençant par la solution faible quand l'inflammation est intense ; je répète cette cautérisation deux (1) Donné, Cours de mkroscopie, 1844, p. 157 et suivantes. (2) Robin, Leçons sur les humeurs, 18GT^ p. 487.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21046414_0177.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)