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Credit: Avenzoar : sa vie & ses oeuvres / par Gabriel Colin. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![tons (|iie les cas pathologiques sont beaucoup plus nom- breux que les espèces morbides elles mêmes, car l’idiosyn- crasiedu maladeimprime à l'afTection qui l’atteint uneallure particulière. Aussi la sagacité du médecin trouve-t-elle sans cesse l’occasion de s’exercer dans le choix des médi- caments et dans la composition de la formule. Ces vérités n’avaient pas échappé à Avenzoar; on le remarque en constatant avec quelle réserve discrète il indique le trai- tement de chacune des maladies étudiées, et comment il évite d’entrer dans des détails thérapeutiques qui doivent trouver leur place ailleurs. Le formulaire annexé au Teysir ne constitue donc pas une redite. L’auteur lui a donné le titre de/rt/n/'dont le sens a été expliqué plus haut, et l’on peut dire que le tra- ducteur latin aurait été bien inspiré en le rendant ])ar (( Golligens » ; il eût évité ainsi l’emploi du mot « Antido- tarium » qui laisse penser qu’il s’agit d’un recueil de contre-poisons. Il est intéressant de constater que l’idée de mettre la médecine à la portée du grand public était déjà née au xn® siècle; en effet, l’éditeur, reproduisant l’avis qui figu- rait déjà sur le texte original, déclare que l’Antidotaire qu’il publie est une partie de celui d’Avenzoar et qu’il est destiné aux personnes qui n’ont pas étudié la méde- cine théorique et qui n’ont aucune connaissance de la médecine pratique*. .\ l’entendre, on y trouve réunies les indications thérapeutiques qui concernent l’ensemble des maladies. Les formules des médicaments composés sont au nombre de cinquante-deux; elles donnent le moyen de |)réparer des sirops, des élecluaires et des onguents. 11 1. L Aiitidotaire porte eu sous-titre ; « Hæc est particuhi Antidotarii Abumeronis Avenzoar conveuiens illis qui noe didiceruiit scientiam niedi- cinæ de'inonstrativam et qui iu praeliea mediciiia; minime .«unt iustructi. ht eolligunlur iu hoc loco uuiversaliter curæ ægritudinum ciim siriipis et electuariis et uiictioiiibus », On a déjà vu plus haut le texte arabe et la traduction de 1 avis qui ligure sur le manuscrit du Teystr,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24876367_0161.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)