Copy 1, Volume 1
Nouveaux élémens de pathologie médico-chirurgicale, ou traité théorique et pratique de médicine et de chirurgie ... / [L. Ch. Roche].
- Roche, L. Ch. (Louis Charles), 1790-1875.
- Date:
- 1834
Licence: Public Domain Mark
Credit: Nouveaux élémens de pathologie médico-chirurgicale, ou traité théorique et pratique de médicine et de chirurgie ... / [L. Ch. Roche]. Source: Wellcome Collection.
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![quelques circonstances , livides et mêmes brunes , i ce qui est bien plus grave encore. Les plilegmasies des organes intérieurs sont parfois des plus in¬ tenses. Sa durée moyenne est de dix à douae jours ; mais lorsqu’après lu desquamation il survient un j des accidens dont nous avons parlé, elle peut se I prolonger indéfiniment. Elle se termine le plus fré- j quemment par la desquamation de l’épiderme , ' suivie du retour à la santé ; mais assez souvent la mort en est la suite. Le danger ne vient jamais de I l’éruption , mais de la plilegmasie pharyngienne et gastro-intestinale qui la précède et l’accoin- I pagne, ou des bydropisies qui succèdent à la des- ! quamation. i Caractères anatomiques. Ceux de la peau consis- j tent dans l’injection rouge et l’infiltration séreuse de cette membrane. La rougeur , le gonflement et I la perte de cohésion de la membrane muqueuse du I pharynx, de l’estomac et des intestins, attestent I l’inflammation qui a existé dans ces parties pendant ■ la vie. On trouve des épanchemens de sérosité limpide dans le tissu cellulaire, le péritoine , la plèvre ou l’arachnoïde , s’il y a eu anasarque , as¬ cite , hydro-thorax ou hydro-céphale. i Traitement. Les mêmes préceptes de traitement que nous avons tracés pour la rougeole sont exac- j tement applicables à la scarlatine. Ainsi, com- I battre par les moyens qui leur sont propres toutes j les phlegmasies qui précèdent, accompagnent, ou i suivent l’éruption , sans s'occuper de celle-ci lors¬ qu’elle parcourt régulièrement ses périodes autre¬ ment que pour la faciliter par l’action d’une tem- péi’ature douce et uniforme , tel est le principal de ; ces préceptes. Viennent ensuite , comme pour la , rougeole, ceux de rappeler l’éruption par les bains ! et les rubéfians de la peau , lorsqu’elle est disparue ; I de la fixer , pour ainsi dire , à la peau par les vési- ! catoires , lorsqu'elle paraît et s’etface alternative;- ment ; enfin de stimuler les voies digestives, ; lorsque la plilegmasie cutanée est pâle, livide ou i brune. Comme dans la rougeole enfin , si ces acci¬ dens de l’éruption dépendent de l’accroissement alternatif ou continu de la phlegmasie intérieure , i le meilleur moyen d’y remédier est de diminuer et j détruire cette plilegmasie. Enfin, il faut prendre j toute les précautions possibles pour préserver le I malade d’anasarque , et à cet eflet on doit le pré- I munir contre le froid lors fle la desquanialion de ■ l’épiderme, frictionner la peau avec des flanelles I sèches et chaudes ou imprégnées d’une vapeur aro¬ matique , et administrer quelques bains tièdes. Si, malgré l’emploi de ces moyens , l’hydropisie a lieu, onia combat par les diuréiiques et les sudorifiques , I pourvu que les voies gastriques soient c?ten]ptes d’irritation. Ii«FLA.WM.4TIOXS PL’STLLEÜSES DE LA PEAU. Du peoiphygus. \ C’est une éruption de pustules vésiculeuses , semblables à celles de l’érysipèle , de la grosseur d’une noisette à peu près, ( emplies de sérosité jau¬ nâtre, et placées sur un fond rouge et enflammé. Les causes en sont inconnues. On l’a vu congé- nial (i). L’apparition de ces pustules est ou n’cst pas précédée de symptômes de gastro enlérite ; quelquefois il n’y a qu’une pustule unique , dont l’étendue peut être très-considérable, puistju’on l a vue couvrir une surface de vingt pouces de dia¬ mètre. 11 y a toujours une douleur ou une cuisson très-vive à la peau au dessous de chaque pustule. En trois ou quatre jours elles sont quetquefoi.s toutes disparues ; mais souvent elles se succèdent en plus ou moins grand nombre pendant un mois et plus. On les a vues revenir d’une manière pério¬ dique. Lorsqu’une vésicule crève , on voit au fond une surface blanche, grise ou brune, et dans quel¬ ques cas gangréneuse :'la durée de chaque pustule est de trois à quatre jours. Si le pemphygus est local et non accompagné de symptômes d’irritation gastrique, on enduit le pourtour des pustules avec du beurre frais ou du cérat ; on recouvre la partie qu’elles occupent d’un cataplasme émollient, si cela est possible 5 on prescrit des baiiis , un régime doux, et l’usage d’une boisson délayante ou aci¬ dulé. Lorsqu'il résulte de la rupture des vésicules des ulcérations douloureuses et opiniâtres, on les panse avec de la graisse dans laquelle on a fait bouillir des feuilles de grande scrophulaire , ou rendue narcotique par l’addition de pavot, d’o¬ pium, etc. On a quelquefois beaucoup de peine à débarrasser les malades de cette sorte de pem¬ phygus chronique. Gilbert (2) en rapporte une observation Irès-curieuse, dans laquelle on voit la maladie se prolonger pendantdeux mois et demi, et entraîner la mort de la malade. Quand il existe , en même temps que les pustules , des symptômes de gastro-entérite , on traite cette phlegmasie par les moyens appropriés , et celle de la peau par ceux précédemment indiqués. Lorsqu'il y a disposition à la gangrène , il faut avoir recours aux toniques 5 si des symptômes de scorbut existent en même temps, les végétaux frais conviennent} enfin on emploie avec succès le quinquina contre le pem¬ phygus périodique. Du zona ou zoster. Une éruption successive de taches rouges, sur¬ montées de vésicules transparentes et de pustu¬ les blanches et rouges, disposées en demi-ceinture depuis la colonne vertébrale jusqu’à la ligne mé¬ diane antérieure , autour du thorax ou de l’abdo¬ men, avec ardeur et vive démangeaison de la .peau , quelquefois avec symptômes do gastro-en¬ térite } cette éruption, disons-nous, a reçu le nom de zona (^zone, ceinture ). On voit quelquefois le zona avoir son siège autour d’une cuisse, au col, ou sur le front, mais cela est rare. Ces pustules SC succèdentet se remplacentpendant vingt-cinq, trente et même quarante jours } elles laissent sou¬ vent après elles des douloiirs vives dans la peau , contre lesquelles l’art est impuissant, et qui du¬ rent presque toujours fort long-temps. Les causes spéciales de cette alTectiou ne sont pas connues ; elle est très-incommode, mais jamais dangereuse, ( 1 ) Lohstcin , complementaire du Diction- nuire des Sciences médicales, tom. VI. (2) Monographie dtc Femphj'-giis, in-8°, Pari.s, 1813. l3](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29327477_0001_0111.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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