Copy 1, Volume 1
Nouveaux élémens de pathologie médico-chirurgicale, ou traité théorique et pratique de médicine et de chirurgie ... / [L. Ch. Roche].
- Roche, L. Ch. (Louis Charles), 1790-1875.
- Date:
- 1834
Licence: Public Domain Mark
Credit: Nouveaux élémens de pathologie médico-chirurgicale, ou traité théorique et pratique de médicine et de chirurgie ... / [L. Ch. Roche]. Source: Wellcome Collection.
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![moins chez les enfans, a essayé de lui assigner un traitement particulier. Suivant lui, la faim et la soif, la diète lactée, les bains, et l’opium sage¬ ment administré, en sont les moyens curatifs ; il repousse les saignées locales de son traitement. Nous ne partageons pas Topinion de notre savant confrère sur l’utilité de l’abstinence des liquides dans cette maladie. Nous avons peine à croire qu’il puisse être de quelque avantage de priver impi¬ toyablement de boissons de petits malheureux qu’une soif ardente dévore ; nous nous persuade¬ rions difficilement que l’eau pure , par exemple, prise en petite quantité à la fois, pût augmenter la phlegmasie. Les saignées locales ne nous parais¬ sent pas non plus jugées en dernier ressort, par la condamnation portée contre elles par M. Cruveil- hier. Nous concevons bien qu’elles doivent être d’une utilité fort équivoque , lorsque la désorgani¬ sation est opérée, mais comme moyen de la pré¬ venir , nous les croyons efficaces. Gastro-entérite gélatiniforme chronique. Si le ramollissement gélatiniforme n’est qu’un mode spécial determinaison des phlegmasies gas¬ tro-intestinales , nous n'avons pas à le décrire à l’état chronique. On ne l’a en elïet jamais observé, que nous sachions, sous cette forme. Gastro-entérite membraneuse aiguë. Cette phlegmasie nous paraît être à la gastro¬ entérite folliculeuse, ce que la précédente serait à la gastro-entérite villeuse , si on la considérait comme un état morbide spécial. Elle est très-rare à l’état aigu. On n’en connaît ni les causés par¬ ticulières , ni les symptômes caractéristiques , ni le traitement. On sait seulement que dans quelques gastro-entérites, les malades rejettent par le vo¬ missement ou par les selles des débris plus ou moins considérables de fausses membranes. A l’ouverture des cadavres, on a quelquefois rencon¬ tré toute la membrane muqueuse gastro-intes¬ tinale, depuis le cardia jusqu’à l’anus, recouverte par une exsudation membraniforme blanche et solide ( Broussais , Rullier ) ; mais plus com¬ munément la fausse membrane n’occupe qu’une portion des voies digestives , telle que l’estomac, la portion pylorique de cet organe, la fin de l’intestin grêle, le cæcum ou le colon. MM. An- dral, Bretonneau, Broussais , Cruveilhier, Gendrin, Guersent, Guibert et Louis rapportent tous des exemples de ces exsudations membraniformes par¬ tielles. Ces’ fausses membranes plus ou moins adhérentes à la muqueuse digestive sont molles, minces, blanches , jaunes ou jaunâtres ; elle se montrent tantôt sous la forme d’une couche mince qui tapisse la surface interne de l’estomac et des intestins, et en revêt toute la cavité, ou bien sous l’aspect de plaques ou de bandelettes plus ou moins nombreuses, frangées et irrégulières ; au dessous d’elles on trouve la membrane muqueuse rouge , ulcérée, ecchymosée ou boursouflée. Mais, à ces détails anatomiques, au récit de l’expulsion de fausses membranes par les selles, et à des con¬ jectures sur leur formation , se réduit tout ce que l’on sait sur la gastro-entérite membraneuse aiguë, i Cette maladie semble former, avec l’angine eouen- neuse et le croup, un genre d’inflammation parti¬ culière que M. Bretonneau propose de désigner par le nom de diphtérite. Ce qu’il y a de certain, c’est que l’on trouve des fausses membranes sur toutes les surfaces muqueuses: dans le conduit auditif externe,les narines, le larynx, l’œsophage, l’es¬ tomac , les intestins , la vessie et le vagin, et sou¬ vent dans plusieurs de ces parties à la fois , ce qui indique évidemment qu’il existe un rapport intime entre toutes ces affections. Il est même plus rare d’observer la gastro-entérite membraneuse isolée j qu’accompagnant l’angine couenneuse ou le croup; ; l’auteur de cet article ne l’a vue que deux fois , et deux fois dans cette circonstance. ** • “l Gastro-entérite membraneuse chronique. îT La gastro-entérite pseudo-membraneuse est i beaucoup plus commune et par conséquent mieux li connue sous la forme chronique que sous la forme f aiguë. On rencontre dans la pratique un assez grand b nombre de personnes ( et, chose remarquable , ce b sont presque toujours des femmes) qui rendent à i chaque selle des débris plus ou moins considérables g defaussesmembranes,tantôtblanclies etmolles,tan- n tôt jaunâtres et élastiques, disposées en bandelettes s et en filamens, toujours frangées et irrégulières, et j qu’elles comparentà des râclures de boyaux. Quel¬ ques unes en sont à peine incommodées; de temps en ' temps elles éprouvent quelques coliques, et rendent àlasuiteune quantité plus forte de ces membranes que d’ordinaire ; elles mangent et digèrent bien tant qu’elles ne sortent pas de leurs habitudes , mais au plus léger écart, les coliques se réveillent et les glaires augmentent. D’autres éprouvent les ] symptômes de la gastro-entérite chronique : elles | ressentent habituellement quelques coliques sour- j des , un sentiment de chaleur et souvent comme : de brûlure ddcas un point ordinairement circonscrit j de l’abdomen; elles vont à la selle plusieurs fois par f jour, elrendent chaque fois des lambeaux informes j de fausses membranes. L’excrétion de ces pseudo- T r membranes est très-souvent accompagnée d’une [ sensation de brûlure vers la fin du rectum, telle- o ment vive que les malades redoutent extrêmement j le moment de se présenter à la garde-robe. Ces | malades ont,en général peu d’appétit ; ils digèrent i mal, leur langue est presque toujours sale, recou- verte d’un enduit blanchâtre ou jaunâtre, mais i sans rougeur prononcée au pourtour ni à la pointe ; la peau conserve chez presque tous sa chaleur na¬ turelle , le pouls est rarement accéléré, il n’y a pas de soif marquée. De temps en temps seulement, dans les saisons humides*, à l’occasion d’un écart de régime , et plus communément peut-être sous l’influence des affections morales tristes, la peau s’échauffe et le pouls s’accélère en même temps que les accidens locaux de la maladie prennent plus d’intensité. En deux ou trois jours ordinaire¬ ment les symptômes reprennent leur peu d’inten¬ sité habituelle; quelquefois cependant ces exas¬ pérations se prolongent beaucoup au-delà de ce terme. Nous ne croyons pas que la gastro-entérite pseu- i](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29327477_0001_0184.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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