Pathologie clinique du grand sympathique : étude basée sur l'anatomie et la physiologie / par A. Trumet de Fontarce.
- Trumet de Fontarce, Armand.
- Date:
- 1880
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Credit: Pathologie clinique du grand sympathique : étude basée sur l'anatomie et la physiologie / par A. Trumet de Fontarce. Source: Wellcome Collection.
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![agents de l'ampliation (lioi*aci(}UG. La puissance respiratoire peut être I ainsi notablement amoindrie. C’est à peine si l’on aperçoit alors une ] légère oscillation des parois de la poitrine lors, de l’inspiration et de ' l’expiration; le poumon qui absorbe peu d’air en exhale peu aussi; l’expiration est faible et lente, ce qui contribue à expliquer la faiblesse des sons. La glotte ayant perdu une grande partie de sa tension ac- tive, l’air qui entre et sort à travers le larynx ne fait plus vibrer les cordes vocales ; le malade qui a déjà plus ou moins perdu la parole devient aphone (Trousseau). La faiblesse de l’ampliation thoracique entraîne l’imperfection de l’hématose et un certain degré de dyspnée; celle-ci prend tout-à-coup de notables proportions si un rhume vient s’ajouter aux conditions habituelles dont elle dépend ici. Aux troubles respiratoires se lienL des crises d’étouffement avec cyanose et ten- dance à la syncope. Ces crises viennent spontanément ou elles sont la conséquence des efforts, des mouvements, de la marche, etc. La para- lysie sort donc facilement du domaine dans lequel elle est d’abord restée circonscrite ; elle peut envahir les muscles du cou qui sont alors plus ou moins affaiblis. En pareil cas, les malades ne peuvent plus incliner avec force le menton sur la poitrine, ni tenir la tète fer- mement étendue ; ou bien ils sont embarrassés pour la tenir seule- ment en équilibre, ce qui annonce que les muscles cervicaux, trapèzes et sterno-mastoïdiens sont eux-mêmes intéressés (Trousseau). Dans un fait observé par Costilhes, et relevé à la suite également par Trous- seau, la faiblesse musculaire était générale en même temps qu’exis- taient les symptômes de la paralysie glosso-labio-laryngée. La maladie avait débuté par un affaiblissement du bras droit chez un sujet que Duchenne a vu atteint en même temps d’atrophie mus- culaire progressive et de paralysie labio-glosso-laryngée. On voit par cette tendance à la diffusion, que la maladie dont il s'agit n’est pas toujours une et semblable à elle-même. Il faut donc accorder qu’elle représente une forme seulement d’une lésion médullaire ou bulbaire plus au moins circonscrite, et qui varie dans son expression avec sou plus ou moins d’étendue. Les caractères différents que l'on observe et la variété des localisations symptomatiques se tirent conformément aux lois de la physiologie pathologique, du nombre inégal et du siège des racines ou cellules motrices qui sont intéressées. Elle constitue moins une entité morbide qu’une forme dans un groupe clinique. Au milieu de ces désordres moteurs, l’intelligence demeure intacte, la circulation centrale et périphérique conserve sa régularité, l'appétit reste régulier, mais la nutrition finit par languir en raison de la gène](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2235363x_0324.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)