Traité sur l'art de fabriquer les sirops et les conserves de raisins, destinés à suppléer le sucre des colonies dans les principaux usages de l'économie domestique / [Antoine Augustin Parmentier].
- Antoine-Augustin Parmentier
- Date:
- 1810
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité sur l'art de fabriquer les sirops et les conserves de raisins, destinés à suppléer le sucre des colonies dans les principaux usages de l'économie domestique / [Antoine Augustin Parmentier]. Source: Wellcome Collection.
34/396 page 30
![>» renoncer à une autre plus essentielle sans doute, » celle de nourrir. | | » Ï1 n’en est pas ainsi de la tige de maïs, où la » matière sucrée semble tellement développée , » qu'on croirait, en la mächant, avoir dans Îa » bouche un morceau de réglisse verte. Aussi » quelques auteurs n’ont-ils point fait de difficulté » de la comparer à la canne à sucre / arundo saccha- » rifera ]. Si on les en croit, il ne s’agit même que » d'appliquer le travail de la raffinerie pour le faire » cristalliser; maïs il s’en faut que [a comparaison » puisse se soutenir, comme expérience va le dé- » montrer. » J'ai pris des tiges de maïs dans tous les âges, » depuis le moment où elles commencent à ac- > quérir une sorte de consistance, jusqu'à celui »où, devenues dures et ligneuses, elles con- » servent à peine Îa saveur sucrée, qu’elles pos- » sèdent si éminemment à lépoque du premier » développement de ia plante. » Quarante-huit livres de tiges de maïs, cueïllies » au moment où elles sont extrêmement savou- » reuses, C'est-à-dire, lorsque le panicule est près » de sortir du fourreau, ont été divisées et pilées >» dans un mortier de marbre, et mises dans un sac » à la presse. Il en est sorti une liqueur trouble, » épaisse et verdâtre; le marc restant ayant été pilé](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33492839_0034.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


