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Credit: Les lépreux ambulants de Constantinople / par Zambaco Pacha. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
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No text description is available for this image![rodermie dactylique, je vous citerai une maladie dont nous ne revoyons plus guère d'exemples aujourd'hui dans nos contrées, la lèpre... ». Et notre savant dermatologue, le D' Besnier, disait à l'Académie de médecine, le 11 octobre 1887: « c'est en vain qu'on cherche la lèpre en dehors de ses foyers ; c'est sur un diagnostic défectueux ou sur une enquête incomplète que reposent les observations de lèpre dite nostras ». Il convient de rendre justice, néanmoins, au D' Devergie, qui écrivait en 1857 [Traité prat. des mal. de la peau] : « Je suis convaincu que la lèpre peut naître en France sans avoir été importée ou transmise par des parents à leurs enfants » ; et il cite des lépreux français qui n'avaient jamais quitté la France. Cependant, ce qui était déjà éminemment suggestif, c'est que toutes ces maladies, nouvellement découvertes, n'ont pas été rencontrées, que nous sachions, dans aucun pays où la léprose sévit toujours activement : en Norvège, à l'île d'Islande, au Brésil, aux Antilles, aux îles Marquises, en Colombié, en Turquie, à Lisbonne, etc., etc. Les léprologues distingués de tous ces foyers lépreux n'ont jamais rien dit de toutes ces affections nouvelles. Ils sont, pourtant, les plus compétents pour les différencier d'avec la léprose et, certes, ils auraient eu l'occasion de rencontrer de tels malades, si analogues aux lépreux, s'il y en avait eu chez eux. Notre savant confrère, avec lequel je suis toujours en correspondance scienti- fique, le D Mansen de Bergen, à qui nous devons, depuis 1870, la découverte du bacille de la lèpre, n'a point rencontré ni la maladie de Morvan, ni la syringomyélie, ni la sclérodactylie, ni la morphée, en Norvège. Néanmoins, il admet l'existence de ces affections en dehors de chez lui, là où les auteurs les ont décrites. C'est là, on nous l'accordera, un diagnostic de cabinet, fait à distance, un diagnostic de courtoi- sie envers les confrères exerçant dans les pays censés être à l'abri de la léprose. Tout autre aurait été le poids des assertions de ce léprologue éminent, s'il nous disait avoir rencontré ces affections nouvelles, en Norvège, et s'il nous montrait, surtout, la manière de les différencier, basée sur ce qu'il aurait vu de spécial à cha- cune d'elles, par ses propres yeux. Le D'' Zeferino Falcao, léprologue distingué de Lisbonne, où la lèpre règne tou- jours endémiquement, affirme que la maladie de Morvan //'est que la Icpre ; que tous les syringomyéliques qu'il a vus en Portugal, étaient des lépreux, et que plu- sieurs pièces du musée de Saint-Louis de Paris — qui imitent si admirablement la nature, grâce aux procédés de Baretta — portant l'étiquette selérodermie., appar- tiennent à des lépreux. 11 a vu aussi des malades diagnostiqués syringomyéliques, par le professeur Charcot, qui n'étaient que des lépreux indéniables. Le D Ehlers — à qui nous devons un remnrquable rapport sur la lèpre en](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2192711x_0531.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)